Allocation factors and issues in agricultural carbon footprint: a case study of the Canadian pork industry.

Vergé, X.P.C., Maxime, D., Desjardins, R.L., et VanderZaag, A.C. (2016). « Allocation factors and issues in agricultural carbon footprint: a case study of the Canadian pork industry. », Journal of Cleaner Production, 113, p. 587-595. doi : 10.1016/j.jclepro.2015.11.046  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le choix des modes de calcul utilisés pour estimer l’impact des activités humaines sur l’environnement est important puisqu’il peut influer sur les résultats des études. C’est le cas pour l’analyse du cycle de vie (ACV), couramment utilisée pour réaliser des évaluations environnementales : les méthodes de répartition utilisées ont des répercussions importantes sur les calculs et peuvent avoir un effet sur les résultats finaux. Cet effet pourrait se répercuter de manière très négative sur l’ACV en ce qui a trait à l’adoption des résultats et à la confiance qui leur est accordée. Dans la présente étude, le secteur de l’industrie porcine canadienne a été le sujet d’une étude de cas et son empreinte carbone a été évaluée à l’échelle régionale pour l’année 2006. Les calculs dans cette étude ont été réalisés à l’aide de différentes méthodes de répartition afin d’examiner l’impact et l’utilité de chacune de ces méthodes, soit une approche sans répartition, une approche selon une répartition économique et une approche selon une répartition massique. En raison des particularités du climat et du type de production, on a procédé à des calculs pour l'Est et l'Ouest du Canada en plus des estimations à l’échelle nationale. Les émissions totales de gaz à effet de serre étaient plus élevées dans l’Est (3.5 Mt CO2e) que dans l’Ouest (3.1 Mt CO2e). Cependant, l’empreinte carbone présentait une tendance contraire. Compte tenu des produits de coupe primaire, puis de la répartition massique, de la répartition économique et de l’absence de répartition, l’empreinte carbone était, respectivement, de 2,6 kg d’éq. CO2, de 3,8 kg d’éq. CO2 et de 4,0 kg d’éq. CO2 par kilo de produit dans l’Est et de 3,2 kg d’éq. CO2, de 4,7 kg d’éq. CO2 et de 5,0 kg d’éq. CO2 par kilo de produit dans l’Ouest. Cette étude montre que les méthodes de répartition ne sont pas interchangeables et qu’il faut faire un choix en tenant compte des particularités de chaque étude : la méthode sans répartition peut être utilisée pour analyser la production à la ferme, la répartition économique est destinée aux études de marché, et la répartition massique est mieux adaptée aux évaluations de la durabilité de l’environnement.

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