Dietary flaxseed modulates the colonic microenvironment in healthy C57Bl/6 male mice which may alter susceptibility to gut-associated diseases.

Power, K.A., Lepp, D., Zarepoor, L., Monk, J.M., Wu, W., Tsao, R., et Liu, R. (2016). « Dietary flaxseed modulates the colonic microenvironment in healthy C57Bl/6 male mice which may alter susceptibility to gut-associated diseases. », Journal of Nutritional Biochemistry, 28, p. 61-69. doi : 10.1016/j.jnutbio.2015.09.028  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La compréhension de la façon dont les composantes alimentaires modifient le microenvironnement d’un côlon sain est importante pour déterminer l’incidence de ces composantes sur la santé intestinale et sur les affections liées aux intestins. Il a été établi dans de nombreux modèles de rongeurs que les graines de lin (GL) ont un effet anti cancer du côlon, mais elles ont eu un effet d’exacerbation relativement aux lésions aiguës de la muqueuse du côlon et à l’inflammation dans un modèle de colite. Dans la présente étude, nous cherchons à savoir si les GL modifient des aspects essentiels de la santé intestinale chez des souris en bonne santé n’ayant pas subi de provocation, ce qui peut aider à comprendre certains des effets divergents observés après la provocation de diverses affections liées aux intestins. Des souris C57BL/6 mâles de quatre semaines ont reçu une alimentation de référence (AR) à base d’AIN-93G ou une AR isocalorique + 10 % de GL broyées pendant trois semaines. Les GL ont provoqué une augmentation de la densité des cellules caliciformes du côlon, de la production de mucus, de l’expression de l’ARNm codant MUC2 et des taux d’acides gras à chaîne courte dans le cæcum, signes d’une réponse bénéfique liée à l’intégrité de la barrière intestinale. De plus, les GL ont provoqué, au niveau du côlon, une augmentation de l’expression de l’ARNm codant RegIIIγ et une diminution de l’expression de l’ARNm codant MUC1 et RELMβ, ce qui pourrait indiquer une altération de la régulation des mécanismes de défense contre les microorganismes et des mécanismes de réparation des lésions. La présence de GL dans l’alimentation a modifié la structure de la communauté microbienne dans les matières fécales (profilage du gène de l’ARNr 16S) et a notamment provoqué une augmentation d’un facteur 20 de l’abondance de Prevotella spp. et une réduction d’un facteur 30 de l’abondance d’Akkermansia muciniphila. Une diminution d’un facteur 10 de l’abondance d’A. muciniphila causée par les GL a également été observée dans le microbiote associé aux tissus du côlon (par PCR quantitative). De plus, les GL ont entraîné une augmentation des taux d’acides gras à chaîne ramifiée dans les matières fécales, signe de la présence accrue de composés d’origine microbienne associés à une putréfaction. En conclusion, la consommation d’une alimentation comportant des GL modifie le microenvironnement du côlon sain chez des souris en bonne santé, ce qui peut mener à une modification des mécanismes de défense de la muqueuse contre les microorganismes et des mécanismes de réparation des lésions, provoquant ainsi une altération de la sensibilité aux différentes affections liées aux intestins.

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