Formulation of granules for site-specific delivery of an antimicrobial essential oil to the animal intestinal tract.

Ma, Y., Wang, Q., Gong, J., et Wu, X.Y. (2016). « Formulation of granules for site-specific delivery of an antimicrobial essential oil to the animal intestinal tract. », Journal of Pharmacy & Pharmaceutical Sciences, 105(3), p. 1124-1133. doi : 10.1016/j.xphs.2015.10.001  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Vu la prolifération des bactéries résistantes aux antibiotiques, l’utilisation de ces médicaments pour promouvoir la croissance des animaux d’élevage est interdite dans de nombreux pays, qui ont maintenant besoin de solutions de rechange. L’huile essentielle de cannelle possède une forte activité antibactérienne in vitro, mais l’ajout direct d’huiles essentielles aux aliments du bétail est peu intéressant en raison de leur grande volatilité, de leur odeur, de la rapidité avec laquelle elles se décomposent et de leur faible disponibilité dans le côlon. Pour résoudre ces problèmes, nous avons préparé un trans-cinnamaldéhyde (CIN) avec une poudre adsorbante et un acide gras par une technique de fonte et de solidification. Des granules de composition optimale contenant jusqu’à 48 % (p/p) de CIN ont été enrobés d’un polymère entérique pour que le CIN ne soit libéré que dans le côlon. Dans du liquide gastrique simulé, le CIN est surtout demeuré intact, alors que dans des liquides intestinaux simulés, il a été libéré rapidement (> 80 % en moins de 2 h). L’auto-oxydation rapide du CIN en acide cinnamique a été inhibée par l’ajout d’eugénol à 1 % (v/v), ce qui a permis de maintenir la stabilité du CIN pendant au moins un an. La formulation des granules a augmenté légèrement l’activité antimicrobienne du CIN contre Escherichia coli K88 : la concentration bactéricide minimale était de 450 μg/mL de CIN dans les granules à base d’acide laurique contre 550 μg/mL dans les granules à base d’acide palmitique et 600 μg/mL pour le CIN libre. L’utilisation de CIN encapsulé dans les aliments du bétail semble donc prometteuse pour lutter contre les pathogènes entériques chez les animaux d’élevage.

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