Industrial hemp response to nitrogen, phosphorus, and potassium fertilization.

Aubin, M.-P., Seguin, P., Vanasse, A., Tremblay, G.F., Mustafa, A.F., et Charron, J.-B. (2015). « Industrial hemp response to nitrogen, phosphorus, and potassium fertilization. », Crop, Forage, and Turfgrass Management, 1(1), p. 1-10. doi : 10.2134/cftm2015.0159  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La production de chanvre industriel (Cannabis sativa L.) a augmenté au Canada au cours des dernières années, et l’intérêt pour cette plante aux multiples usages ne se dément pas. L’absence de directives agronomiques dans l’est du Canada constitue cependant un facteur limitatif pour la production locale de chanvre. La présente étude portait sur l’évaluation du rendement en biomasse, du rendement grainier et de la composition des graines chez deux cultivars de chanvre (CRS-1 et Anka) soumis à différents traitements de fertilisation au N, au P et au K (0, 50, 100, 150 et 200 kg N ou K ha−1; 0, 25, 50, 75 et 100 kg P ha−1). L’expérience a été réalisée dans différents milieux de la province de Québec. Des réponses linéaires et quadratiques positives à l’apport de N ont été observées dans tous les milieux sur le plan du rendement en biomasse, du rendement grainier et de la teneur en protéines brutes des graines; l’ampleur de la réponse dépendait toutefois du milieu et du cultivar. Pour l’ensemble des milieux et des cultivars, le rendement en biomasse et le rendement grainier ont augmenté à la suite de l’application de 200 kg N ha−1, passant de 1 674 à 4 209 kg ha−1 et de 519 à 1 340 kg ha−1, respectivement, comparativement au traitement témoin sans engrais. La fertilisation azotée a eu une incidence sur les concentrations de cellulose et d’hémicellulose de la biomasse, mais la réponse globale est demeurée minime. L’apport de phosphore et de potassium a eu des effets très limités sur le rendement en biomasse, le rendement grainier et la composition des graines dans tous les milieux. En conclusion, le chanvre industriel a réagi à un apport de fertilisation azotée allant jusqu’à 200 kg N ha−1, mais la réponse à l’apport de P et de K est restée limitée.

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