Les mélanges et les assolements de cultivars n'atténuent pas les effets négatifs de la monoculture du canola.

Harker, K.N., O'Donovan, J.T., Turkington, T.K., Blackshaw, R.E., Lupwayi, N.Z., Smith, E.G., Dosdall, L.M., Hall, L.M., Kutcher, H.R., Willenborg, C.J., Peng, G., Irvine, R.B., et Mohr, R.M. (2015). « Les mélanges et les assolements de cultivars n'atténuent pas les effets négatifs de la monoculture du canola. », Canadian Journal of Plant Science, 95(6), p. 1085-1099. doi : 10.4141/cjps-2015-126  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La culture trop fréquente du canola (Brassica napus L.) peut accroître les risques au niveau de la production. De 2008 à 2013, les auteurs ont effectué des expériences avec semis direct pour comparer plusieurs variantes de la monoculture du canola aux assolements de canola et de blé (Triticum aestivum L.) ou de pois (Pisum sativum L.), à cinq endroits, dans l'ouest du Canada. La monoculture-assolement de canola consistait en culture successive de plusieurs variétés de canola résistantes aux herbicides ou de mélanges de deux cultivars résistants aux herbicides issus de diverses sources, la même année. Les chercheurs ont appliqué les engrais, les herbicides et les insecticides selon les instructions en vue d'obtenir une production optimale de chaque culture. Alterner des variétés de canola résistantes aux herbicides d'une année à l'autre et cultiver un mélange de deux cultivars résistant au même herbicide ne procure aucun avantage sur les plans de la lutte antiparasitaire, du rendement ou de la qualité des semences comparativement à la culture de la même variété résistant aux herbicides tous les ans. En 2013, la biomasse des mauvaises herbes était plus faible dans les cultures de canola suivant n'importe quelle autre culture que dans la majorité des variantes de la monoculture. Comparativement à la monoculture, l'insertion d'une ou deux années de blé ou de pois dans l'assolement de trois ans a permis de réduire les dommages attribuables à la mouche des racines de 6 % en 2010 ainsi que l'incidence et la gravité de la jambe noire [Leptosphaeria maculans (Desmaz.) Ces. & De Not.] de 53 % et de 54 %, respectivement, en 2013. D'autre part, le rendement du canola augmente de 22 % quand on le cultive une année sur trois seulement, comparativement à la monoculture ou à l'assolement blé-canola-canola. La principale stratégie d'atténuation qui garantirait une production durable à long terme du canola consiste donc à alterner cette culture avec d'autres.

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