Geographic distribution of soybean aphid biotypes in the United States and Canada during 2008–2010.

Cooper, S.G., Concibido, V.C., Estes, R., Hunt, D.W.A., Jiang, G., Krupke, C.H., McCornack, B., Mian, R., O’Neal, M., Poysa, V., Voldseth, D.P., Ragsdale, D., Tinsley, N., et Wang, D. (2015). « Geographic distribution of soybean aphid biotypes in the United States and Canada during 2008–2010. », Crop Science, 55(6), p. 2598-2608. doi : 10.2135/cropsci2014.11.0758  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La présence du puceron du soja (Aphis glycines Matsumura), ravageur indigène du soja [Glycine max (L.) Merr.] en Asie orientale, a été détectée en 2000 dans des champs de soja en Amérique du Nord. En 2004, le cultivar de soja Dowling a été décrit comme résistant au ravageur, cette résistance lui étant conférée par le gène Rag1. En 2006, une infestation d’un biotype virulent du puceron du soja a été signalée en Ohio dans des champs de soja possédant le gène Rag1. Notre objectif consistait à vérifier l’occurrence de populations de biotypes virulents du puceron dans des cultures de lignées indicatrices de soja dans différentes régions et au cours de plusieurs années. Nous avons sélectionné neuf lignées de soja en fonction de leur résistance relative au ravageur et de leur importance dans les programmes de sélection. Nous avons récolté en nature des pucerons du soja dans 10 États (Dakota du Nord, Dakota du Sud, Illinois, Indiana, Iowa, Kansas, Michigan, Minnesota, Ohio et Wisconsin) et en Ontario, au Canada, et nous avons évalué leur potentiel reproducteur sur les lignées de soja sélectionnées et comparé sur une période de trois ans le taux de croissance d’individus provenant de chacune de ces régions dans le cadre d’essais en cage sans choix. L’occurrence des différents biotypes de pucerons du soja s’est révélée très variable d’une année et d’une région à l’autre. La fréquence des biotypes 2, 3 et 4 s’établissait à 54, 18 et 7 %, respectivement, parmi les 28 populations de pucerons du soja échantillonnées sur une période de 3 ans dans les 11 régions étudiées. L’introduction végétale 567598B, empilage naturel des gènes rag1c et rag4, présentait la plus faible fréquence de colonisation par le puceron du soja (18 %). Plusieurs facteurs peuvent avoir contribué à la variabilité observée, dont la diversité génétique et le mode de reproduction parthénogénétique des pucerons, l’abondance des nerpruns hôtes utilisés pour l’hibernation (Rhamnus spp.) et les tendances migratoires des pucerons à l’échelle du paysage.

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