In vivo inhibition followed by exogenous supplementation demonstrates galactopoietic effects of prolactin on mammary tissue and milk production in dairy cows.

Lollivier, V., Lacasse, P., Arizala, J.A., Lamberton, P., Wiart, S., Portanguen, J., Bruckmaier, R.M., et Boutinaud, M. (2015). « In vivo inhibition followed by exogenous supplementation demonstrates galactopoietic effects of prolactin on mammary tissue and milk production in dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS). doi : 10.3168/jds.2015-9853  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

On sait que le quinagolide (QN), un agoniste de la dopamine, inhibe à long terme la libération de prolactine (PRL) induite par la traite, ce qui réduit le rendement en lait des vaches laitières. Pour démontrer que la PRL est galactopoïétique chez la vache, nous avons fait une expérience à court terme dans laquelle nous avons utilisé des injections de PRL pour restaurer la libération de PRL lors de la traite chez des vaches traitées au QN. Nous avons réparti neuf vaches Holstein dans différents groupes de traitement selon un plan en carré latin de 3 × 3 : 1) QN : 1 mg de QN deux fois par jour en injection i.m.; 2) QN-PRL : 1 mg de QN deux fois par jour en injection i.m. et 2 injections i.v. quotidiennes de PRL (au moment de la traite) à raison de 2 µg/kg poids corporel; et 3) témoin : deux injections quotidiennes des excipients. Nous avons purifié les cellules épithéliales mammaires présentes dans le lait en vue d’en évaluer la viabilité. Des biopsies de la glande mammaire ont fait l’objet d’analyses immunohistologiques de la prolifération cellulaire : colorations PCNA et STAT5. Nous avons utilisé la RT-PCR en temps réel pour mesurer la quantité d’ARNm des protéines du lait et du gène BAX dans les cellules épithéliales mammaires purifiées du lait ainsi que dans le tissu de la glande mammaire. Les injections quotidiennes de QN ont réduit la libération de PRL induite par la traite. L’aire sous la courbe de PRL était semblable dans le cas du témoin et des injections de PRL, mais la forme de la courbe était différente. Le traitement au QN a diminué la production de lait, de lactose, de protéines et de caséine. Les injections de PRL n’ont pas restauré le rendement en lait, mais ont eu tendance à augmenter le rendement en protéines du lait. Dans le tissu mammaire, le pourcentage de cellules positives à la coloration STAT5 a diminué par rapport au témoin durant le traitement QN, mais pas durant le traitement QN-PRL. Le pourcentage de cellules positives à la coloration PCNA était plus élevé avec les injections QN-PRL qu’avec le témoin ou le traitement au QN et a eu tendance à être plus bas durant le traitement au QN que durant le traitement témoin. Dans les cellules épithéliales mammaires purifiées du lait, les quantités d’ARNm de la κ-caséine et de l’α-lactalbumine étaient plus faibles durant le traitement au QN que durant le traitement témoin, mais durant le traitement QN-PRL, elles n’étaient pas différentes de celles observées avec le traitement témoin. Dans le tissu mammaire, la quantité d’ARNm du gène BAX était plus faible pendant le traitement QN-PRL que pendant le traitement QN. Le nombre de cellules épithéliales de la glande mammaire exfoliées dans le lait a augmenté avec les injections de QN, mais a eu tendance à diminuer avec les injections de PRL. Les injections de PRL ont aussi augmenté la viabilité des cellules épithéliales de la glande mammaire recueillies dans le lait. Même si les injections de PRL au moment de la traite n’ont pas pu renverser l’effet du traitement au QN sur la production de lait, leur effet sur la survie et l’exfoliation des cellules de même que sur l’expression des gènes semble indiquer que l’action du QN sur la glande mammaire est des à son inhibition de la sécrétion de PRL.

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