Epigenetic marks: regulators of livestock phenotypes and conceivable sources of missing variation in livestock improvement programs.

Ibeagha-Awemu, E.M. et Zhao, X. (2015). « Epigenetic marks: regulators of livestock phenotypes and conceivable sources of missing variation in livestock improvement programs. », Frontiers in Genetics, 6(Article 302), p. 1-17. doi : 10.3389/fgene.2015.00302  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Au fil des années, la reproduction sélective et les programmes de sélection ont permis d’améliorer la productivité animale. Aujourd’hui, les variations du génome prennent de plus en plus d’importance dans les stratégies d’amélioration des animaux d’élevage. À elle seule, l’information génétique n’explique toutefois qu’une partie de la variance phénotypique dans les caractères. Une partie de la variance inexpliquée se situe probablement dans l’épigénome. En effet, l’épigénome comprend des marques épigénétiques comme la méthylation de l’ADN, les modifications dans la queue des histones, le remodelage de la chromatine et d’autres molécules pouvant transmettre de l’information épigénétique comme les ARN non codants. Les facteurs épigénétiques répondent à des signaux de l’environnement interne ou externe comme l’alimentation, les pathogènes et le climat, et ils peuvent modifier l’expression des gènes et entraîner l’émergence de phénotypes particuliers. De plus en plus de données montrent que les marques épigénétiques influent sur l’expression des gènes et le phénotype chez les animaux d’élevage. Dans cet article, nous passons en revue les données montrant l’influence des marques épigénétiques sur les caractères des animaux d’élevage (bovins, moutons, chèvres et porcs) et nous examinons le potentiel des marqueurs épigénétiques dans les programmes d’amélioration des animaux d’élevage. La recherche épigénétique sur les animaux d’élevage est toutefois limitée, en partie, à cause du manque de reconnaissance, de financement et d’un réseau mondial de chercheurs. Beaucoup moins d’attention a donc été accordée à la recherche sur l’épigénétique chez les animaux d’élevage que chez l’humain et les organismes modèles. Par conséquent, l’élucidation des déterminants épigénétiques des maladies animales et des caractères complexes des animaux pourraient s’avérer un des principaux défis de l’utilisation de marqueurs épigénétiques dans l’amélioration ultérieure de la productivité animale.

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