Differential parasitism by a generalist parasitoid is mediated by volatile organic chemicals of the herbivore’s host.

Wist, T., Greis, R., et Evenden, M.L. (2015). « Differential parasitism by a generalist parasitoid is mediated by volatile organic chemicals of the herbivore’s host. », Arthropod-Plant Interactions, 9(5), p. 515-527. doi : 10.1007/s11829-015-9393-9  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Un parasitoïde indigène, l’Apanteles polychrosidis, a modifié sa gamme d’hôtes pour exploiter une mineuse des feuilles envahissante, le Caloptilia fraxinella, qui infeste des frênes horticoles (Fraxinus spp.) à Edmonton, en Alberta, au Canada. L’A. polychrosidis peut tenir en échec les populations de cette espèce envahissante. Nous avons évalué les taux de parasitisme du C. fraxinella par l’A. polychrosidis sur deux espèces de frênes, le frêne noir (F. nigra) et le frêne vert (F. pennsylvanica), et constaté que ces taux diffèrent sur les deux espèces de frênes. En effet, l’intensité du parasitisme est indépendante de la densité de l’hôte sur le frêne noir mais varie en fonction inverse de la densité de l’hôte sur le frêne vert. Le frêne vert semble moduler la réponse numérique du parasitoïde, mais pas le frêne noir. Sur le frêne vert, le parasitoïde est moins efficace lorsque les densités de l’hôte sont élevées, possiblement parce son comportement de quête de nourriture n’est pas stimulé par l’activité de son hôte. Treize composés organiques volatils (COV) émis par le frêne vert sont détectés par les antennes de l’A. polychrosidis, et onze d’entre eux sont identifiés dans le présent article. Dans le cadre d’essais olfactométriques, nous avons évalué le rôle de ces composés volatils dans la localisation de l’hôte par le parasitoïde et constaté que les parasitoïdes femelles réagissent différemment aux composés volatils émis par les deux espèces de frênes. Les parasitoïdes femelles sont en effet attirés à la fois par les folioles non endommagées et les folioles endommagées mécaniquement dans le cas du frêne vert, mais seulement par les folioles minées par les chenilles hôtes dans celui du frêne noir. Ces résultats semblent indiquer que l’A. polychrosidis se fonde sur les signaux émis par les folioles endommagées pour repérer son hôte sur le frêne noir, mais pas sur le frêne vert. L’attraction différente exercée par les COV émis par chacune des espèces de frênes semble expliquer les taux de parasitisme différents observés sur le terrain.

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