Plant-herbivore interactions in a trispecific hybrid swarm of Populus: Assessing support for hypotheses of hybrid bridges, evolutionary novelty and genetic similarity.

Floate, K.D., Godbout, J., Lau, M.K., Isabel, N., et Whitham, T.G. (2016). « Plant-herbivore interactions in a trispecific hybrid swarm of Populus: Assessing support for hypotheses of hybrid bridges, evolutionary novelty and genetic similarity. », New Phytologist, 209(2), p. 832-844. doi : 10.1111/nph.13622  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

• Les systèmes naturels d’hybridation des végétaux constituent de puissants outils permettant d’évaluer les processus évolutifs entre les espèces parentales et les arthropodes qui leur sont associés. Dans le présent article, nous examinons ces processus chez une population hybride trispécifique d’arbres du genre Populus. • Nous fondant sur des observations de terrain, des essais sur le terrain en conditions semblables et des marqueurs génétiques, nous avons vérifié l’hypothèse selon laquelle les similarités génétiques entre les hôtes sous-tendent la répartition de dix espèces d’arthropodes galligènes et influent sur leur capacité de s’adapter à de nouveaux génotypes hôtes. • Principaux résultats : le degré de parenté génétique entre les espèces parentales détermine si l’hybridation est principalement bidirectionnelle ou unidirectionnelle; le génotype de l’hôte et la similarité génétique ont une forte incidence sur la répartition des espèces galligènes, tant à l’échelle individuelle qu’à celle de la communauté. Ces effets sont attestés par des observations en nature et par des essais sur le terrain en conditions semblables. Les corrélations entre la diversité des génotypes hôtes et les arthropodes qui leur sont associés permettent d’identifier les zones d’hybridation comme des centres de biodiversité ainsi que les interactions spécifiques potentielles comportant des conséquences écologiques et évolutives importantes. • Ces résultats appuient les hypothèses de pont d’hybridation et de nouveauté évolutive. Toutefois, l’absence d’études génétiques parallèles sur les arthropodes galligènes limite notre capacité de définir l’hôte d’origine et les passages subséquents à d’autres espèces hôtes ou leur évolution sur des hybrides comme destination finale.

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