Les effets de la classification de la prise alimentaire résiduelle après le sevrage sur la consommation du foin brouté et la performance chez les génisses à bœuf en gestation.

Manafiazar, G., Basarab, J.A., Baron, V.S., McKeown, L.E., Doce, R.R., Swift, M.-L., Undi, M., Wittenberg, K.M., et Ominski, K.H. (2015). « Les effets de la classification de la prise alimentaire résiduelle après le sevrage sur la consommation du foin brouté et la performance chez les génisses à bœuf en gestation. », Canadian Journal of Animal Science, 95(3), p. 369-381. doi : 10.4141/CJAS-2014-184  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les connaissances sont limitées sur la performance des vaches vis-à-vis l'efficience alimentaire dans les parcs d’élevage lorsqu'elles broutent en pâturage d’été. La prise alimentaire résiduelle ajustée pour l’épaisseur du gras dorsal à la fin de l’étude (RFIfat) a été déterminée durant une période de deux ans sur 171 génisses à bœuf croisées logées dans les parcs d’élevage et nourries par système automatisé. À la fin du test, les 10 génisses ayant les plus hautes et les 10 ayant les plus basses RFIfat (−0,54±0,17 c. 0,58±0,15 kg matières sèches [DM – « dry matter »] jour-1) en 2012, et les 14 génisses ayant les plus hautes et les 14 ayant les plus basses RFIfat (−0,47±0,16 c. 0,53±0,19 kg DM jour-1) en 2013 ont été choisies et mises au pâturage de brome des prés pour investiguer les effets de la classification en RFIfat sur leur consommation de foin et performance au pâturage. La période d'adaptation au pâturage (8 jours en 2012 et 19 jours en 2013) a été suivie par une expérience de prise alimentaire en pâturage durant laquelle les génisses ont reçu deux fois par jour (8 h 15 et 14 h 15) 500 g de granules d'aliments marqués au C32 pendant 13 jours (jour 0 à 12) et des échantillons de selles ont été pris deux fois par jour (8 h 15 et 14 h 15) du jour 8 au jour 12. La prise de DM de fourrages en pâturage pour chaque génisse a été déterminée au moyen de la méthode double alcane (C31/C32). Les génisses à hauts et faibles RFIfat étaient similaires en ce qui a trait au poids corporel (BW – « body weight »), épaisseur de gras dorsal et de croupe et le gain moyen quotidien (ADG - « average daily gain ») pendant la période de broutage de l'essai, sauf pour l’épaisseur de gras dorsal à la fin de la période d'essai. Par contre, les génisses à faible RFIfat consommaient 5,3% moins de fourrages lorsqu'exprimé en kg DM jour-1 (8,20±0,08 c. 8,66±0,09, P<0,001) et 5,1% moins lorsqu'exprimé comme pourcentage de poids corporel (1,86±0,02 c. 1,96 ± 0,02% de BW, P<0,001) comparativement aux génisses à haut RFIfat. Il y avait une corrélation positive entre les RFIfat mesurés dans les conditions de parcs d’élevage chez les génisses en croissance et les RFIfat en pâturage déterminée chez les génisses en gestation (rp=0,30; P=0,04). Ces résultats suggèrent que les génisses à bœuf classées comme faible RFIfat pendant la période post-sevrage en parcs d’élevage avaient de plus faibles prises de matières sèches (DMI – « dry matter intake ») que les génisses à leur première gestation broutant dans les prairies artificielles, sans impact négatif sur leur poids corporel, l’épaisseur de gras dorsal et l'ADG par rapport aux génisses du même troupeau à haut RFIfat.

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