Use of an analgesic to identify pain-related indicators of lameness in sows.

Conte, S., Bergeron, R., Gonyou, H.W., Brown, J.A., Rioja-Lang, F.C., Connor, M.L., et Devillers, N. (2015). « Use of an analgesic to identify pain-related indicators of lameness in sows. », Livestock Science, 180(Article number 2818), p. 203-208. doi : 10.1016/j.livsci.2015.08.009  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La boiterie chez les truies peut être associée à de la douleur et à un bien-être compromis, et elle doit être détectée rapidement et traitée. Dans la présente étude, nous voulions utiliser le méloxicam, un anti-inflammatoire non stéroïdien, comme analgésique à court terme pour déterminer les caractéristiques de la boiterie liée à la douleur chez les truies. Nous avons sélectionné 44 truies en gestation de deux sites expérimentaux et avons eu recours à un plan factoriel 2 × 2. Nous avons classé les truies d’après un examen visuel comme étant non boiteuse ou boiteuse (aucune ne présentait une boiterie grave), et leur avons administré un placebo (solution saline) ou du méloxicam (0,4 mg/kg poids corporel). Nous avons évalué la boiterie au moyen d’une plateforme de force, d’une technique de cinématique et d’accéléromètres le jour précédant et le jour suivant l’injection intramusculaire de la solution de traitement. Nous avons recueilli des données dans le même ordre et au même moment les deux jours, à partir de 7 h 45, de 9 h 15 et de 12 h 15 pour les accéléromètres, la plateforme de force et la technique de cinématique, respectivement. Avant le traitement, les truies boiteuses ont fait un plus grand nombre de pas par minute que les truies bien portantes (p = 0,013), et ont eu tendance à présenter un rapport controlatéral de poids appliqué entre les pattes arrière plus bas que les truies bien portantes (p = 0,062). Aucune autre différence n’a été observée entre les truies boiteuses et les truies bien portantes avant le traitement. L’injection du méloxicam a diminué la fréquence des pas de la patte arrière gauche (p = 0,014), a augmenté le rapport d’amplitude de l’angle des articulations tarsiennes entre les pattes arrière controlatérales (p = 0,05), et a eu tendance à accroître le temps passé debout après le repas chez les truies boiteuses (p = 0,09); ces données indiquent une atténuation de la boiterie et au moins un effet analgésique à court terme du méloxicam. Dans l’ensemble, les effets du méloxicam sur les variables de la boiterie ont été limités. La grande variabilité dans les causes cliniques sous‑jacentes, la gravité et la durée de ces boiteries naturellement présentes ainsi que le moment choisi pour l’évaluation de la boiterie par rapport à l’injection du traitement pourraient expliquer l’absence relative d’effets thérapeutiques sur les variables de la cinématique et de la plateforme de force. Il faudra approfondir la recherche pour pouvoir définir les indicateurs précis de la boiterie liée à la douleur.

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