Diadegma insulare development is altered by Plutella xylostella reared on water-stressed host plants.

Munir, S., Dosdall, L.M., O'Donovan, J.T., et Keddie, A.B. (2015). « Diadegma insulare development is altered by Plutella xylostella reared on water-stressed host plants. », Journal of Applied Entomology. doi : 10.1111/jen.12257  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les ennemis naturels des herbivores évoluent dans un contexte multitrophique, et leur performance est modulée directement ou indirectement par les herbivores et leurs plantes hôtes. On sait très peu de choses sur les relations tritrophiques entre les plantes hôtes, les ravageurs et leurs parasitoïdes, en particulier lorsque les plantes hôtes sont soumises à un stress. Les réponses des herbivores et de leurs ennemis naturels aux plantes stressées sont à la fois diversifiées et variables. Dans le cadre de cette étude, nous avons donc cherché à caractériser l’impact de la fausse-teigne des crucifères (Plutella xylostella (L.)), élevée sur des plantes hôtes (Brassica napus L. et Sinapis alba L.) soumises à un stress hydrique, sur le développement de son parasitoïde larvaire, le Diadegma insulare (Cresson). Aucune différence significative liée au développement n’a été observée chez les P. xylostella élevés sur des plantes hôtes soumises à un stress hydrique. Toutefois, tous les résultats indiquent que le stress hydrique a eu un effet marqué sur les paramètres du développement du D. insulare. Le parasitoïde a bouclé son développement plus lentement dans les chenilles de P. xylostella élevées sur des plantes hôtes soumises à un stress hydrique. Son développement de l’œuf à l’adulte a été plus rapide dans sur les B. napus non stressés que sur les S. alba non stressés, suivis des B. napus et S. alba stressés. Les parasitoïdes femelles obtenus de chenilles de P. xylostella élevées sur des plantes hôtes non stressées étaient plus lourds que ceux issus de chenilles élevées sur des plantes hôtes stressées. Les parasitoïdes issus de chenilles élevées sur des B. napus stressés ont vécu significativement plus longtemps. La plupart des paramètres liés à la croissance des plantes hôtes étaient significativement plus faibles en présence d’un stress hydrique qu’en l’absence d’un tel stress. Nos résultats donnent à croire que le stress hydrique et l’espèce de plante hôte a eu un impact sur le développement de ce parasitoïde du P. xylostella à la fois important et efficace.

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