Where's the risk? Landscape epidemiology of gastrointestinal parasitism in Alberta beef cattle.

Beck, M.A., Colwell, D.D., Goater, C.P., et Kienzle, S.W. (2015). « Where's the risk? Landscape epidemiology of gastrointestinal parasitism in Alberta beef cattle. », Parasites and Vectors. doi : 10.1186/s13071-015-1040-x  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Contexte. Les nématodes gastro-intestinaux (NGI) représentent un défi de taille pour la santé et la productivité des pâturages partout sur la planète. L’aspect épidémiologique de la transmission des NGI sous les climats nordiques reste cependant mal compris. À l’aide d’une utilisation combinée de diagnostics sérologiques et de statistiques géospatiales issues de la technologie de cartographie SIG, nous avons évalué les covariables écologiques de la variabilité spatiale et temporelle de la transmission des NGI chez des veaux en pâturage dans la province de l’Alberta, au Canada. Méthode. Nous avons prélevé des échantillons de sang chez 1 000 veaux de boucherie dans toute l’Alberta (Canada) au cours de trois années consécutives (2008 à 2010), puis analysé le sérum pour y rechercher les anticorps anti-NGI au moyen de la trousse ELISA SVANOVIR Ostertagia osteragi-Ab. À l’aide d’un SIG et de statistiques spatiales multivariables bayésiennes, nous avons évalué la mesure dans laquelle chaque variation d’une covariable environnementale précise (p. ex. la teneur en eau, l’humidité et la température) était associée à une variation dans l’hétérogénéité spatiale et temporelle lors de l’exposition aux NGI (Nematodirus et autres trichostrongyles, principalement Ostertagia et Cooperia). Résultats. Nous avons constaté qu’une variation dans les degrés jours de croissance au-dessus d’une température de base de 5 °C, l’humidité, la température de l’air et les précipitations accumulées étaient des prédicteurs significatifs d’une variation spatiale et temporelle à grande échelle dans les concentrations sériques d’anticorps. Les projections du modèle d’analyse des risques indiquent que, si la transmission chez les bovins du sud-est et du nord-ouest de l’Alberta était relativement faible pour toutes les années, le taux de transmission des NGI était généralement plus élevé dans la région du centre de l’Alberta. Conclusion. La variabilité spatiale du risque est attribuée à une humidité moyenne, à des précipitations et à des températures modérées plus élevées dans la région du centre de l’Alberta, par rapport au climat chaud et sec de l’extrémité sud-est de la province et au climat frais et sec de son extrémité nord-ouest. Bien que des prélèvements plus ciblés soient nécessaires pour améliorer la précision du modèle, nos projections représentent une avancée importante pour la détermination des traitements à recommander par rapport aux risques réels d’infection.

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