Dose-response to eugenol supplementation to dairy cow diets: Methane production, N excretion, ruminal fermentation, nutrient digestibility, milk production, and milk fatty acid profile.

Benchaar, C., Hassanat, F., et Petit, H.V. (2015). « Dose-response to eugenol supplementation to dairy cow diets: Methane production, N excretion, ruminal fermentation, nutrient digestibility, milk production, and milk fatty acid profile. », Animal Feed Science and Technology, 209, p. 51-59. doi : 10.1016/j.anifeedsci.2015.07.027  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’objectif de cette étude était d’évaluer les effets d’une augmentation de la concentration alimentaire d’eugénol sur la production de CH4 entérique, l’excrétion de N, les caractéristiques de la fermentation ruminale, la digestibilité des nutriments, la production de lait et la composition en acides gras (AG) du lait. À cette fin, nous avons utilisé huit vaches multipares en lactation munies d’une canule ruminale dans une expérience réalisée selon un carré latin répété 4 × 4 (périodes de 28 jours). Les vaches ont reçu une ration totale mélangée avec ou sans supplément d’eugénol (soit 25, 50 et 75 mg/kg de MS [matière sèche], ou 0 mg/kg de MS, respectivement). La production de méthane entérique a été mesurée par la technique à l’hexafluorure de soufre (SF6). La prise de matière sèche, l’excrétion de N, ainsi que la digestibilité apparente de la MS, de la matière organique, des fibres insolubles dans les détergents acides, des fibres insolubles dans les détergents neutres et de l’énergie brute (EB) dans l’ensemble du tube digestif n’ont pas été touchées par l’augmentation des doses alimentaires d’eugénol. De même, la concentration totale des acides gras volatils (AGV) n’a pas non plus été touchée, tandis que, parmi les AGV individuels, seules les proportions molaires des AGV à chaîne ramifiée ont connu une décroissance linéaire avec l’augmentation de la concentration d’eugénol. La supplémentation de la ration avec des doses croissantes d’eugénol n’a eu aucun effet sur la concentration d’ammoniac ruminal, mais a eu tendance (p = 0,08) à accroître de façon linéaire le nombre total de protozoaires. La production de lait et les concentrations de protéines, de lactose et d’azote uréique dans le lait sont restées inchangées, tandis qu’il y a eu un effet quadratique de l’augmentation de la concentration alimentaire d’eugénol (1,38, 1,32, 1,31 et 1,33 kg/j pour 0, 25, 50 et 75 mg/kg d’eugénol, respectivement) sur le rendement en matières grasses du lait. La supplémentation d’eugénol dans les aliments a eu des effets peu importants sur le profil des AG du lait. Les émissions de CH4 entérique (g/j) et les pertes énergétiques en CH4 (en tant que proportion de la prise d’EB) n’ont pas été modifiées par l’ajout graduel d’eugénol dans la ration. Les résultats de cette étude ne montrent aucun effet sur les émissions de CH4 entérique, l’excrétion de N et le rendement du lait après l’ajout d’eugénol (jusqu’à 75 mg/kg) dans la ration des vaches laitières. Nous en avons conclu qu’aux concentrations évaluées dans la présente étude (jusqu’à 75 mg/kg), l’eugénol ne peut être considéré comme une méthode alimentaire efficace pour atténuer les émissions de CH4 entérique et l’excrétion de N, ni pour améliorer l’indice de consommation chez les vaches laitières.

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