Prevalence of and factors associated with hock, knee, and neck injuries on dairy cows in freestall housing in Canada.

Zaffino Heyerhoff, J., LeBlanc, S.J., DeVries, T.J., Nash, C., Gibbons, J., Orsel, K., Barkema, H.W., Solano, L., Rushen, J.P., de Passillé, A.M.B., et Haley, D.B. (2014). « Prevalence of and factors associated with hock, knee, and neck injuries on dairy cows in freestall housing in Canada. », Journal of Dairy Science (JDS), 97(1), p. 173-184. doi : 10.3168/jds.2012-6367  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les blessures représentent un problème courant dans l’industrie laitière. Cette étude visait à déterminer la fréquence de facteurs animaux et environnementaux associés aux blessures du jarret, du genou et du cou chez la vache laitière en stabulation libre en Ontario et en Alberta (Canada) et à les examiner de plus près. Nous avons visité des fermes laitières à stabulation libre de l’Ontario (n = 40) et de l’Alberta (n = 50) en vue d’obtenir des données transversales. Nous avons choisi un échantillon à dessein de 40 vaches Holstein en lactation pour l’observation détaillée dans chacune des exploitations. Nous leur avons attribué une note, sur une échelle de 1 à 3 ou de 1 à 4, relativement aux blessures du jarret, du genou et du cou; la note attribuée combinait la perte de poils, la présence de lésions cutanées et d’enflure, les notes plus élevées indiquant une blessure plus grave. Pour l’analyse, nous avons utilisé la note la plus élevée pour les blessures au jarret et au genou. Nous avons pris des mesures chez les animaux et dans l’environnement pour explorer les facteurs associés aux blessures. Dans l’ensemble, le pourcentage de vaches ayant au moins une blessure au jarret, au genou ou au cou était de 47, 24 et 9 %, respectivement. Les vaches boiteuses avaient un risque plus élevé de blessure au jarret [rapport de cotes = 1,46] que celles qui ne boitaient pas, tandis que les vaches chez lesquelles la lactation était moins avancée avaient une probabilité plus faible de blessure au jarret que celles chez lesquelles la lactation durait depuis plus de 120 jours (rapport de cotes = 0,47, 0,64 et 0,81 à moins de 50 jours de lactation, entre 50 et 82 jours de lactation et entre 83 et 120 jours de lactation, respectivement). La probabilité de blessure au jarret était plus faible lorsque la base des stalles était en sable (rapport de cotes = 0,07) et en béton (rapport de cotes = 0,44) que dans celles où il y avait des matelas. En revanche, la probabilité de blessure au genou était plus élevée sur le béton (OR = 3,19) que sur les matelas. Les probabilités de blessures au genou et au cou étaient plus faibles chez les vaches de premier rang de vêlage (rapport de cotes = 0,45 et 0,27 respectivement) et chez les vaches de deuxième rang de vêlage (rapport de cotes = 0,49 et 0,40, respectivement) que chez les vaches du quatrième rang de vêlage et plus. Les rails d’alimentation peu élevés augmentaient les probabilités de blessures au cou (rapport de cotes = 76,71 pour les rails se trouvant entre 128 et 140 cm de hauteur; rapport de cotes = 43,82 pour les rails se trouvant à 128 cm et moins). La probabilité de blessures au genou était plus élevée dans les exploitations où on avait vu des vaches glisser ou tomber en se rendant aux installations de traite (rapport de cotes = 2,69) et plus faible dans les exploitations où le sol des allées où se trouvaient les mangeoires était couvert de caoutchouc comparativement aux planchers de béton nu (rapport de cotes = 0,19). Ces résultats montrent que les caractéristiques individuelles des animaux, ainsi que la conception de l’étable et la gestion des animaux sont liées aux blessures des jarrets, des genoux et du cou. Ces données peuvent aider à orienter les enquêtes sur les causes des blessures et contribuer à les prévenir.

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