Exploring the Potential Impacts of Climate Variability on Spring Wheat Yield with the APSIM Decision Support Tool.

Kouadio, L., Newlands, N.K., Potgieter, A., McLean, G., et Hill, H.S. (2015). « Exploring the Potential Impacts of Climate Variability on Spring Wheat Yield with the APSIM Decision Support Tool. », Agricultural Sciences, 6(7), p. 686-698. doi : 10.4236/as.2015.67066  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Pour établir des stratégies d’adaptation et d’atténuation, il est essentiel d’évaluer les effets de la variabilité climatique sur la productivité agricole à l’échelle régionale, nationale ou mondiale. Dans le cadre de la présente étude, nous explorons les changements potentiels concernant le rendement du blé de printemps à Swift Current et à Melfort, au Canada, pour différentes périodes d’ensemencement et selon des scénarios climatiques projetés (les profils représentatifs d’évolution de concentration (RCP, pour Representative Concentration Pathways), RCP4.5 et RCP8.5). Nous avons d’abord étalonné et évalué le modèle APSIM aux sites d’étude à l’aide de données issues de parcelles expérimentales à long terme. Nous avons ensuite évalué les effets de la modification des dates d’ensemencement sur le rendement final pour la période 2030-2099 en nous servant de données d’observation sur le rendement recueillies pour la période de référence 1990-2009, en supposant que les autres pratiques culturales demeuraient inchangées. Les résultats ont montré que la performance du modèle APSIM était assez satisfaisante : indice de concordance de 0,80, R2 de 0,54, et erreur moyenne absolue et erreur quadratique moyenne de 529 kg/ha et de 1 023 kg/ha, respectivement (erreur moyenne absolue = 476 kg/ha et erreur quadratique moyenne = 684 kg/ha lors de la phase d’étalonnage). Selon les conditions climatiques projetées, nous avons observé une tendance générale à la perte de rendement, peu importe la période d’ensemencement, variant de −24 % à −94 % selon le site et le scénario RCP, de même que des pertes notables pour les années 2060 et subséquentes (à l’exclusion des effets liés à l’augmentation de CO2). Les pertes minimales de rendement obtenues avec une date d’ensemencement hâtive (mi-avril) selon les conditions climatiques projetées portent à croire que cette option pourrait permettre d’atténuer les effets négatifs possibles de la variabilité climatique. Nos résultats pourraient donc servir de fondement à l’utilisation du modèle APSIM comme outil d’aide à la décision concernant diverses options d’adaptation ou d’atténuation compte tenu de la variabilité climatique potentielle dans l’ouest du Canada.

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