Incidence de l’e´paisseur de la couche de surface sur une semelle compacte sur les proprie´ te´ s d’un sol loameux du Nouveau-Brunswick et le rendement d’un assolement orge-pomme de terre.

Rees, H.W., Chow, T.L., Xing, Z.S., Li, S., Monteith, J.O., et Stevens, L. (2015). « Incidence de l’e´paisseur de la couche de surface sur une semelle compacte sur les proprie´ te´ s d’un sol loameux du Nouveau-Brunswick et le rendement d’un assolement orge-pomme de terre. », Canadian Journal of Soil Science, 95(3), p. 203-218. doi : 10.4141/CJSS-2014-038  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les auteurs ont réalisé une expérience visant à établir comment l’épaisseur du sol de surface sur un sous-sol compact modifie les régimes thermique et hydrique de la semelle de labour ainsi que le rendement de la pomme de terre (Solanum tuberosum L.) et de l'orge (Hordeum vulgare L). Pour cela, ils ont envisagé trois épaisseurs : 24 cm (faible), 36 cm (moyenne) et 60 cm (grande). Les effets sur la température du sol ne sont pas concluants. Avec la couche peu épaisse, la teneur en eau est particulièrement touchée par les précipitations, et le sol court plus de risques de parvenir à saturation puis de s'assécher que celui des deux autres traitements. La couche la plus épaisse n'améliore pas assez la température du sol ni le régime hydrique pour qu'on observe une hausse du rendement. La couche d’épaisseur moyenne, qui correspond le plus au mécanisme local de développement du sol, s'avère supérieure à la couche peu épaisse au niveau du rendement et réduit la variation de la teneur en eau du sol, les résultats obtenus avec la couche la plus épaisse ne justifiant pas les efforts déployés pour aménager celle-ci au champ. C'est la couche d’épaisseur moyenne qui assure le meilleur rendement de l'orge et de la pomme de terre, avec une hausse respective de 20 % (significative) et de 8 % (non significative) comparativement au rendement obtenu avec la couche peu épaisse. Le profil érodé des sols commun à la ceinture de la pomme de terre du Nouveau-Brunswick accentue l’érosion des terres dans cette province, car un sol érodé est moins volumineux et retient moins bien l'eau de pluie, le rendant plus sensible à l’érosion, surtout si le changement climatique s'avère et accroît l'amplitude des variations climatiques. Incorporer les matériaux du sous-sol à la semelle de labour des sols érodés pourrait entraîner une baisse encore plus importante du rendement.

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