Relationships between fruit composition and storage life in air or controlled atmosphere of red raspberry.

Forney, C.F., Jamieson, A.R., Munro Pennell, K.D., Jordan, M.A., et Fillmore, S.A.E. (2015). « Relationships between fruit composition and storage life in air or controlled atmosphere of red raspberry. », Postharvest Biology and Technology, 110, p. 121-130. doi : 10.1016/j.postharvbio.2015.07.017  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons évalué durant deux années de récolte la durée de conservation des fruits de 9 génotypes de framboisier rouge (Rubus idaeus L.) entreposés à 1 °C en atmosphère naturelle ou en atmosphère contrôlée (12,5 kPa CO2/7,5 kPa O2), avec un taux d’humidité relative 95 %. Nous avons évalué immédiatement après la récolte la fermeté des fruits, leur teneur en solides solubles, leur acidité titrable ainsi que leurs compositions en sucres, en acides et en composés volatils. Nous avons évalué tous les 2 ou 3 jours la pourriture et la dégradation physiologique chez des groupes individuels de 16 fruits. La période de latence de l’apparition de pourriture et de signes de dégradation physiologique correspondait au nombre de jours précédant l’apparition du premier signe de détérioration. Le taux de perte de fruits correspondait au taux linéaire de détérioration suivant la période de latence. L’entreposage en atmosphère contrôlée permettait une forte diminution de la pourriture des fruits chez tous les génotypes et faisait passer la période de latence à > 45 jours, comparativement à 19 à 29 jours chez les génotypes entreposés en atmosphère naturelle. La période de latence de l’apparition de signes de dégradation physiologique (écoulement de jus) variait entre 6 et 28 jours chez les fruits entreposés en atmosphère naturelle et augmentait de −1,0 à 9,7 jours chez les fruits entreposés en atmosphère contrôlée, selon le génotype. La diminution de la fermeté des fruits était semblable pour l’entreposage en atmosphère naturelle et l’entreposage en atmosphère contrôlée. En moyenne, le fructose constituait de 51 % du sucre des fruits, le glucose, 26 %, et le saccharose, 23 %, et l’acide citrique représentait 75 % des acides des fruits, l’acide quinique, 13 %, l’acide succinique, 6 %, et l’acide malique, 6 %. Les compositions en sucres et en acides variaient d’un génotype à l’autre. La majorité des composés volatils des fruits étaient des composés norisoprénoïdes en C13, qui représentaient au total 65 à 93 % des composés volatils totaux. Les monoterpènes représentaient 2,6 à 20,2 % des composés volatils totaux. Nous avons observé une corrélation entre la fermeté avant l’entreposage et la résistance à la dégradation physiologique en cours d’entreposage. En outre, nous avons observé une corrélation négative entre l’apparition de signes de dégradation physiologique et la teneur en composés norisoprénoïdes en C13, mais nous n’avons observé aucune corrélation significative entre les autres composés volatils et l’apparition de pourriture et de signes de dégradation physiologiques. Nous n’avons constaté aucun lien entre les teneurs en sucres et en acides et la durée de conservation des fruits.

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