Effect of composting on microbial contamination and quality of fresh fruits and vegetables - A mini-review.

Bezanson, G.S., Ells, T.C., et Prange, R.K. (2014). « Effect of composting on microbial contamination and quality of fresh fruits and vegetables - A mini-review. », Acta Horticulturae (ISHS), 1018, p. 631-638.

Résumé

Il y a trois principaux types de compost : le compost animal, le compost végétal et les biosolides. La littérature scientifique est principalement axée sur le compost animal, car celui-ci peut devenir une source de microorganismes pathogènes pour les humains. C’est de ce compost que nous traitons dans le présent article. Il est maintenant largement admis que les déchets animaux non compostés peuvent avoir un effet négatif sur la qualité microbienne des fruits et les légumes, en particulier ceux qui ne sont pas transformés ou qui ne subissent que peu de transformation avant leur ingestion. Le principal objectif d’un compostage adéquat est l’élimination des microorganismes pathogènes, mais en réalité, on ne peut obtenir qu’une réduction de ceux-ci, habituellement de 3 à 4 logs. Ainsi, même si les matières appliquées à une culture sont compostées, il subsiste un risque de contamination. Plusieurs facteurs entrent ici en jeu, entre autres l’importance du contact entre la culture et le sol, la condition physique de la culture, le type de sol et le degré d’humidité. Par exemple, les racines et les tubercules sont habituellement les éléments les plus exposés au compost intégré; ils sont suivis par les légumes feuillus poussant près du sol et les cultures similaires. Les légumes feuillus blessés sont plus vulnérables aux pathogènes bactériens humains du compost que les plantes indemnes. Une autre observation scientifique peu réjouissante est le fait que, sous les conditions appropriées, c.-à-d. un entreposage à 22 ou 35 °C après la transformation, ou un lent refroidissement du compost, une reprise significative de la croissance de pathogènes présents en faibles concentrations, p. ex. Escherichia coli O157:H7, Salmonella spp. et Listeria monocytogenes, peut se produire même si la matière a été adéquatement compostée. De plus, il a été rapporté que des matières correctement compostées pouvaient servir de milieu de prolifération pour des bactéries pathogènes introduites une fois le compostage terminé. Durant la production horticole, des agents pathogènes peuvent être réintroduits par l’irrigation avec de l’eau contaminée, le dépôt de matières fécales d’oiseaux ou d’autres animaux, ou le dépôt de matières atmosphériques. La possibilité d’une résistance aux antibiotiques de la population microbienne du compost tiré de déchets d’animaux exposés aux antibiotiques constitue une préoccupation particulière.

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