A >2-year break from susceptible canola reduces Plasmodiophora brassicae resting spores in heavily infested soil and maximizes canola yield.

Peng, G., Pageau, D., Strelkov, S.E., Gossen, B.D., Hwang, S.F., et Lahlali, R.L. (2015). « A >2-year break from susceptible canola reduces Plasmodiophora brassicae resting spores in heavily infested soil and maximizes canola yield. », European Journal of Agronomy, 70, p. 78-84. doi : 10.1016/j.eja.2015.07.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Comme les spores dormantes du Plasmodiophora brassicae (agent de la hernie) peuvent survivre durant de nombreuses années dans le sol, la rotation des cultures n’est pas considérée comme une stratégie de lutte importante contre la maladie. Dans le but de déterminer si des rotations sur 2 à 5 ans peuvent contribuer à réduire les quantités d’inoculum du pathogène dans le sol et les impacts de la maladie, nous avons effectué deux essais sur le terrain dans un site gravement infesté. En 2012, nous avons semé des cultivars de canola sensibles, modérément sensibles et résistants dans des parcelles non affectées à la culture de canola sensible depuis 0 à 4 ans. Les quantités de spores dormantes dans le sol ont été estimées par PCR quantitative. Dans le cadre du deuxième essai mené dans des parcelles adjacentes en 2013, nous avons évalué la performance de trois cultivars résistants. Dans les parcelles non affectées à la culture de canola sensible depuis au moins 2 ans, nous avons noté une réduction de plus de 90 % du nombre de spores dormantes dans le sol en comparaison des valeurs enregistrées dans les parcelles affectées de façon continue ou non affectées depuis un an à la culture du canola, mais aucune diminution marquée de la gravité de la maladie chez les cultivars sensibles ou modérément sensibles. Ces cultivars sont morts avant d’atteindre leur maturité dans les parcelles affectées de façon continue ou non affectées depuis un an à la culture du canola ou ont souffert de rabougrissement dans les parcelles non affectées à la culture du canola depuis 2 à 4 ans. Une interruption de culture d’au moins 2 ans a permis d’accroître le rendement de tous les cultivars par rapport aux valeurs de rendement observées dans les parcelles affectées de façon continue à la culture du canola, mais les rendements étaient faibles (< 400 kg ha-1) chez les cultivars sensibles ou modérément sensibles, quel que soit l’intervalle de rotation utilisé. Le rendement du cultivar résistant s’élevait à plus de 1 230 kg ha-1 dans les parcelles affectées de façon continue à la culture du canola, mais des augmentations de rendement oscillant entre 32 et 76 % ont été enregistrées dans les parcelles non affectées à la culture du canola depuis 2 à 4 ans. Cette étude indique pour la première fois que la plupart des spores dormantes du P. brassicae se désintègrent en l’espace de deux ans dans le sol. Elle démontre également qu’en cas d’infestation grave, une interruption de culture de 2 à 4 ans permet de réduire seulement de façon marginale les impacts de la hernie chez les cultivars sensibles ou modérément sensibles, mais contribue à accroître de façon substantielle le rendement des cultivars résistants. En cas d’utilisation de cultivars résistants, nous recommandons donc une interruption de culture de plus de 2 ans aux fins de la lutte contre la hernie chez le canola.

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