Morphological characterization of fungi associated with the ascochyta blight complex and pathogenic variability of Mycosphaerella pinodes on field pea crops in central Alberta.

Ahmed, H.U., Chang, K.F., Hwang, S.F., Fu, H., Zhou, Q-X., Strelkov, S.E., Conner, R.L., et Gossen, B.D. (2015). « Morphological characterization of fungi associated with the ascochyta blight complex and pathogenic variability of Mycosphaerella pinodes on field pea crops in central Alberta. », The Crop Journal, 3(1), p. 10-18. doi : 10.1016/j.cj.2014.08.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

En 2011 et 2012, nous avons vérifié la présence de l’ascochytose dans des champs de pois de grande culture du centre de l’Alberta et avons prélevé des échantillons de champignons sur les lésions foliaires de plantes sélectionnées. Nous avons caractérisé par mise en culture et analyse microscopique les 275 isolats ainsi obtenus et avons identifié le Mycosphaerella pinodes dans le cas de 272 isolats, et le Phoma medicaginis var. pinodella dans le cas des trois autres. L’Ascochyta pisi et le Phoma koolunga n’ont pas été trouvés. Nous avons réparti les isolats de M. pinodes entre deux groupes (GI et GII), d’après l’évaluation visuelle des caractères culturaux. Les isolats du groupe GI (colonie de couleur claire à foncée, principalement grise; pycnides réparties de manière radiale en cercles concentriques; conidies mesurant 10,5 à 14,5 × 4,2 à 6,2 μm, présentant pour la plupart une cloison, parfois deux, avec un rétrécissement au niveau de la ou des cloisons; masse de spores de couleur chamois clair à chair) étaient prédominants (83 %), alors que les isolats du groupe GII (colonie de couleur foncée à grise; pycnides abondantes; conidies mesurant 8 à 16 × 3,5 à 6,2 μm, présentant pour la plupart une cloison, avec un rétrécissement au niveau de la cloison; masse de spores de couleur chamois clair à chair) étaient moins communs (17 %). Les cultures des isolats GII étaient semblables aux récentes descriptions des cultures d’A. pisi, mais la couleur des spores différait. Nous avons réalisé une analyse avec hôtes différentiels et avons identifié 13 pathotypes de M. pinodes à partir de 110 isolats issus d’une seule spore. Le pathotype I était le plus commun (88 isolats) et le plus virulent chez les 9 génotypes différentiels. Les autres pathotypes (II à XIII) étaient rares (1 à 6 isolats chacun). La comparaison des résultats de la présente étude avec ceux d’études précédentes donne à penser que le pathotype I est couramment présent depuis plusieurs années et que son pouvoir pathogène chez les hôtes différentiels a augmenté au fil du temps. Des travaux d’amélioration devraient être réalisés en vue de la création de cultivars de pois de grande culture résistants au M. pinodes destinés au centre de l’Alberta.

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