Opportunities and challenges in using exogenous enzymes to improve ruminant production (Board-invited review).

Meale, S.J., Beauchemin, K.A., Hristov, A.N., Chaves, A.V., et McAllister, T.A. (2014). « Opportunities and challenges in using exogenous enzymes to improve ruminant production (Board-invited review). », Journal of Animal Science, 92(2), p. 427-442. doi : 10.2527/jas.2013-6869  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La capacité des ruminants à convertir la biomasse végétale non digestible chez l’humain en viande et en lait revêt une grande importance sur les plans sociétal et agricole. Cependant, l’efficacité du processus dépend en grande partie de la digestibilité des parois cellulaires des plantes. L’ajout d’enzymes exogènes à la ration des bovins peut améliorer la digestibilité des parois cellulaires végétales et, par conséquent, l’efficacité de l’utilisation des aliments chez ces animaux. Comprendre la complexité de l’écosystème microbien du rumen et la nature de ses interactions avec les parois des cellules végétales est la clé de l’utilisation d’enzymes exogènes pour l’amélioration de l’efficacité d’utilisation des aliments chez les ruminants. La variabilité que l’on constate à l’heure actuelle dans la performance des animaux peut être attribuée à l’éventail des formulations d’enzymes disponibles, à leur activité variable, à la quantité ajoutée à la ration, à l’endroit où les enzymes agissent, à la ration à laquelle elles sont ajoutées, ainsi qu’à la performance de l’hôte. Même s’il y a eu d’importants progrès dans les technologies enzymatiques chez les ruminants, il reste encore beaucoup de recherche à faire pour trouver les formulations optimales. Les nouvelles méthodes de séquençage et d’analyses bio-informatiques de l’ADN et de l’ARN ont permis de mieux comprendre la structure et la fonction des populations microbiennes du rumen. La connaissance de l’écosystème microbien du rumen et des glycosidases qui y sont associées pourraient contribuer à améliorer la réponse à la supplémentation en enzymes de la ration. L’obtention de la séquence du génome des microorganismes représente quant à elle une source d’information précieuse sur le plan de la physiologie et de la fonction des espèces ruminales cultivables et non cultivables. Le développement des techniques de métagénomique, de métatranscriptomique et de protéomique permettra sans doute de comprendre les mécanismes enzymatiques qui jouent un rôle dans la dégradation des parois cellulaires végétales et d’avoir une meilleure vue d’ensemble de la communauté microbienne du rumen ainsi que de la complexité de la digestion des parois cellulaires végétales. Ces technologies pourraient contribuer à l’identification d’enzymes exogènes agissant en synergie avec les populations microbiennes du rumen qui, au bout du compte, modulent l’efficacité de la digestion des aliments chez les ruminants.

Date de modification :