Sulfonylurea herbicides in an agricultural catchment basin and its adjacent wetland in the St. Lawrence River basin.

de Lafontaine, Y., Beauvais, C., Cessna, A.J., Gagnon, P., Hudon, C., et Poissant, L. (2014). « Sulfonylurea herbicides in an agricultural catchment basin and its adjacent wetland in the St. Lawrence River basin. », Science of the Total Environment, 479-480(1), p. 1-10. doi : 10.1016/j.scitotenv.2014.01.094  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’utilisation d’herbicides à base de sulfonylurée a plus que centuplé au cours des 30 dernières années, tant en Europe qu’en Amérique du Nord. La présence, la persistance et les effets potentiels sur les écosystèmes aquatiques de ces herbicides, lorsqu’ils sont appliqués à faible dose, ont été peu étudiés jusqu’à présent. De 2009–2011, de la fin du printemps au début de l’automne, nous avons évalué les concentrations de 9 herbicides à base de sulfonylurée dans deux cours d’eau de zones agricoles et dans le milieu humide récepteur, un élargissement du fleuve Saint­Laurent (Canada). Six herbicides en concentrations supérieures à la limite de quantification (10 ng L-1) ont été détectés dans 10 % ou moins des échantillons d’eau de surface. Le rimsulfuron a été détecté chaque année, le sulfosulfuron et le nicosulfuron, au cours de deux années, et les autres herbicides, au cours d’une seule année, ce qui porte à croire que l’application d’herbicides particuliers a varié à l’échelle locale d’une année à l’autre. La fréquence de détection et les concentrations d’herbicides n’étaient pas associées de manière significative aux précipitations totales enregistrées 1 à 5 jours avant l’échantillonnage. Les concentrations et le devenir des herbicides variaient d’un site à l’autre à cause de différences liées à la dynamique du cours d’eau et aux caractéristiques de la qualité de l’eau. La persistance des herbicides dans les cours d’eau du bassin reflétait les effets de dissipation associés au débit. Les concentrations maximales de certains herbicides (223 et 148 ng L­1) dépassaient parfois le niveau de base établi (100 ng L-1) concernant la toxicité pour les plantes aquatiques, ce qui indique un potentiel de stress toxique pour la flore des cours d’eau. Des concentrations d’herbicides nettement moins élevées (max 55 ng L-1) ont été mesurées dans le milieu humide situé en aval, probablement en raison de la dilution et du mélange avec les eaux du Saint­Laurent, et représentent un risque toxicologique moindre pour la flore de ce milieu. Compte tenu de la présence sporadique d’herbicides en faibles concentrations dans les échantillons d’air et de pluie, les dépôts atmosphériques ne constituaient pas une source importante d’herbicides dans la zone étudiée.

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