Impact of soil salinity on arbuscular mycorrhizal fungi biodiversity and microflora biomass associated with Tamarix articulataVahll rhizosphere in arid and semi-arid Algerian areas.

Bencherif, K., Boutekrabt, A., Fontaine, J., Laruelle, F., Dalpé, Y., et Anissa, L.H.S. (2015). « Impact of soil salinity on arbuscular mycorrhizal fungi biodiversity and microflora biomass associated with Tamarix articulataVahll rhizosphere in arid and semi-arid Algerian areas. », Science of the Total Environment, 533, p. 488-494. doi : 10.1016/j.scitotenv.2015.07.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La salinisation du sol est un problème de plus en plus important dans de nombreuses parties du monde, particulièrement en milieu aride ou semi‑aride. Malheureusement, les connaissances sur l’utilisation de mycorhizes pour restaurer les écosystèmes salinisés sont limitées. Notre étude visait à étudier l’effet de la salinité sur la richesse microbienne de la rhizosphère de la plante halophyte Tamarix articulata. Nous avons prélevé des échantillons de sol dans des sites naturels s’échelonnant sur un gradient de salinité (de 1,82 à 4,95 dS·m‑1). Nous avons isolé six espèces de champignons mycorhiziens arbusculaires (CMA) des différents sols salins : Septoglomus constrictum, Funneliformis mosseae, Funneliformis geosporum, Funneliformis coronatum, Rhizophagus fasciculatus etGigaspora gigantea. Le nombre de spores de CMA augmentait avec la salinité du sol, tandis que le taux de colonisation total des racines diminuait de 65 à 16 %, mais cette colonisation restait possible dans les sols les plus salins. La salinité influait sur la biomasse microbienne dans la rhizosphère du T. articulata. Les teneurs en acides gras phospholipidiques C16:1ω5, i15:0, a15:0, i16:0, i17:0, a17:0, cy17:0, C18:1ω7 et cy19:0 étaient plus élevées dans les sols de forte salinité, indiquant sans doute que les biomasses des CMA et des bactéries augmentaient avec la salinité. Par contre, la teneur en ergostérol était négativement corrélée avec la salinité du sol, ce qui indique que la salinité réduisait les biomasses des champignons ectomycorhiziens et saprotrophes. Nos résultats mettent en évidence l’adaptation des communautés de CMA et de bactéries à la salinité naturelle des sols et la possibilité d’utiliser l’arbre mycorhizien T. articulata pour restaurer des terres arides modérément salinisées.

Date de modification :