Morphology delimits more species than molecular genetic clusters of invasive Pilosella (Asteraceae).

Moffat, C.E., Ensing, D.J., De Clerck-Floate, R.A., Gaskin, J.F., et Pither, J. (2015). « Morphology delimits more species than molecular genetic clusters of invasive Pilosella (Asteraceae). », American Journal of Botany, 102(7), p. 1145-1159. doi : 10.3732/ajb.1400466  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Hypothèse : Il est essentiel de disposer d’évaluations exactes de la biodiversité pour comprendre les processus écosystémiques et l’adaptation des écosystèmes au changement. Souvent, les espèces envahissantes constituent une part considérable de la biodiversité locale; il est donc nécessaire de bien identifier et distinguer ces espèces pour évaluer leurs répercussions potentielles. Nous avons comparé la fiabilité de l’identification fondée sur les caractères morphologiques et celle de l’analyse des séquences moléculaires pour distinguer six espèces supposées d’épervières (Pilosella, syn. Hieracium, Asteraceae) envahissantes, connues pour la complexité de leur identification et leur introgression passée. Nous avons voulu déterminer (1) quels sont les caractères morphologiques permettant de distinguer avec fiabilité les espèces, (2) si les groupes génétiques correspondaient aux espèces identifiées d’après les caractères morphologiques et (3) si de nouvelles hybridations se produisent dans l’aire de répartition envahie. Méthode : Nous avons évalué le pouvoir de discrimination de 33 caractères morphométriques, au moyen d’une forêt aléatoire (randomForest) et de marqueurs AFLP, ainsi que l’efficacité du regroupement génétique, au moyen du programme STRUCTURE, puis d’une analyse de variance moléculaire. En outre, nous avons évalué la force de l’association entre les différences observées au niveau morphologique et génotypique par un test de Mantel. Principales constatations : Six espèces distinctes ont été identifiées d’après les analyses morphométriques, alors que seulement quatre groupes ont été délimités par les analyses génétiques. Selon nos résultats : (1) huit caractères morphologiques permettent de distinguer les espèces de manière fiable, (2) le programme STRUCTURE a révélé d’importantes différences génétiques, mais seulement pour quatre groupes d’espèces supposées, (3) les données génétiques donnent à penser que de nouvelles hybridations et de multiples introductions se sont produites. Conclusion : (1) Les techniques florsitiques classiques permettent de distinguer un plus grand nombre d’espèces que les analyses moléculaires dans le cas des groupes taxonomiques sujets à l’introgression. (2) À l’intérieur des complexes d’espèces étroitement apparentées, un nombre relativement faible de caractères morphologiques ayant un pouvoir de discrimination élevé permettent de distinguer les espèces de manière exacte. (3) Les résultats de la présente étude, qui clarifient la variation morphologique et génotypique chez les espèces du genre Pilosella, peuvent servir de fondements pour d’autres études sur l’écologie et l’atténuation.

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