Soil organic carbon across scales.

O'Rourke, S.M., Angers, D.A., Holden, N.M., et McBratney, A.B. (2015). « Soil organic carbon across scales. », Global Change Biology, 21(10), p. 3561-3574. doi : 10.1111/gcb.12959  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Une compréhension mécaniste des effets d’échelle est importante pour interpréter correctement les processus qui régissent le cycle mondial du carbone. Il faut donc accorder plus d’attention à l’échelle dans la science du carbone organique du sol (COS), de sorte qu’on puisse concevoir de meilleures politiques pour protéger/améliorer les stocks de COS existants et garantir une utilisation durable des sols. Les questions planétaires, comme le changement climatique, exigent qu’on prenne en considération les changements subis par le stock de COS à l’échelle de la planète et de la biosphère, mais les interactions humaines se produisent à l’échelle du paysage, avec des conséquences à l’échelle du pédon, de l’agrégat et des particules. Cet article évalue notre compréhension du COS à toutes ces échelles dans le contexte des processus entrant en jeu dans le cycle du COS à chacune de celles-ci, tout en mettant l’accent sur la stabilisation du COS. Nous explorons la synergie actuelle entre la science et les politiques à chaque échelle pour déterminer comment chacun de ces deux domaines est représenté dans la gestion du COS. Nous donnons un aperçu de la façon dont le COS pourrait être intégré dans un cadre de sécurité du sol. Nous concluons que les processus du COS aux échelles de la biosphère jusqu’au biome ne sont pas bien compris. En effet, le COS en est venu à être considéré comme un bassin à grande échelle assujetti au flux de carbone. Notre compréhension des processus du COS à l’échelle du pédon, de l’agrégat et des particules est meilleure. C’est à l’échelle du paysage que les processus à grande et à petite échelle exercent le plus d’influence, et c’est cette échelle qui est le plus exposée aux modifications découlant de la gestion agricole. Une politique implantée à l’échelle régionale ou nationale tend à se concentrer sur le paysage, sans considération pour les facteurs à plus grande échelle régissant le COS ou les effets de la politique sur le COS à de plus petites échelles. Nous avons besoin d’un cadre pouvant être intégré à un continuum d’échelles afin d’optimiser la gestion du COS.

Date de modification :