Bioclimatic approach to assessing the potential impact of climate change on wheat midge (Diptera: Cecidomyiidae) in North America.

Olfert, O.O., Weiss, R.M., et Elliott, R.H. (2016). « Bioclimatic approach to assessing the potential impact of climate change on wheat midge (Diptera: Cecidomyiidae) in North America. », The Canadian Entomologist, 148, p. 52-67. doi : 10.4039/tce.2015.40  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La cécidomyie du blé (Sitodiplosis mosellana (Géhin)) (Diptera: Cecidomyiidae), d’origine paléarctique, aurait été introduite en Amérique du Nord au début des années 1800. Cet insecte est un important ravageur du blé de printemps (Triticum aestivum Linnaeus (Poaceae)), du blé dur (T. durum Desfontaines), du triticale (X-Triticosecale) et, dans une moindre mesure, du seigle de printemps (Secale cereale Linnaeus (Poaceae)) dans toute la région des Grandes Plaines du Nord. Le climat est le principal facteur qui détermine la répartition et l’abondance de la plupart des insectes. Nous avons mis au point un modèle de simulation bioclimatique pour expliquer la répartition et l’abondance actuelles du S. mosellana. La répartition actuelle du ravageur en Amérique du Nord, en Europe et en Asie correspondait aux projections du modèle. Nous avons appliqué des scénarios issus de modèles de circulation générale (CSIRO-MK 3.0 et MIROC-H) pour les périodes 2030 et 2070 à notre modèle de simulation bioclimatique pour le S. mosellana dans le but d’évaluer l’impact potentiel des changements climatiques sur la répartition et l’abondance relative de ce ravageur. Les changements potentiels d’abondance relative et de répartition étaient plus sensibles à la période temporelle qu’au scénario de changements climatiques. Les différences relevées entre les modèles MIROC-H et CSIRO-MK 3.0 étaient limitées à des régions particulières en Amérique du Nord. Notre étude indique que le S. mosellana devrait étendre son aire de répartition vers le nord et y devenir plus abondant et y poser un plus grand risque pour les cultures et, à l’inverse, devenir moins abondant et présenter un risque moindre pour les cultures dans les régions correspondant aux limites méridionales de son aire de répartition actuelle.

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