Short communication: Factors affecting hair cortisol concentrations in lactating dairy cows.

Burnett, T.A., Madureira, A.M.L., Silper, B.F., Nadalin, A.L., Tahmasbi, A., Veira, D.M., et Cerri, R.L.A. (2014). « Short communication: Factors affecting hair cortisol concentrations in lactating dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 97(12), p. 7685-7690. doi : 10.3168/jds.2014-8444  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le cortisol a longtemps été utilisé comme marqueur de la réaction au stress chez les animaux. Le cortisol peut être dosé dans différents liquides ou matières, en particulier le sang, la salive et les matières fécales. La collecte de ces liquides ou matières en vue du dosage du cortisol requiert toutefois des interventions effractives ou la manipulation excessive des animaux. De plus, il est impossible de bien rendre compte des hausses à long terme des concentrations de cortisol circulant avec les dosages dans le sang, la salive ou les matières fécales. Le dosage du cortisol dans les poils s’est révélé une méthode de rechange fiable pour l’évaluation du stress chronique. Cependant, cette méthode de mesure émergente requiert la mise au point et la validation de techniques de prélèvement appropriées. Dans notre étude, nous voulions déterminer les effets de la couleur des poils, du site de prélèvement et du type de traitement sur la concentration de cortisol dans les poils chez des vaches Holstein en lactation noir et blanc (n = 18). En outre, nous voulions mesurer la croissance des poils à différents endroits du corps (n = 12) et doser le cortisol dans les échantillons de poils reprélevés sur de courts intervalles (n = 37). Nous avons prélevé des poils noirs et des poils blancs de l’épaule, du dos, de la hanche et du toupillon de la queue des vaches Holstein; en raison des caractéristiques de la race, nous n’avons prélevé que des poils blancs du toupillon de la queue. Nous avons nettoyé tous les échantillons à l’eau et à l’alcool isopropylique, puis nous les avons broyés dans un broyeur à boulets ou coupés finement avec des ciseaux une fois secs. Nous avons extrait le cortisol avec du méthanol avant de le mesurer à l’aide d’une trousse ELISA commerciale. Les concentrations de cortisol étaient plus élevées dans les poils blancs que dans les poils noirs (7,8 ± 1,1 vs 3,8 ± 1,1 pg/mg). Dans les cas où seuls des échantillons de poils blancs ont été analysés, ceux du toupillon de la queue avaient plus de cortisol que ceux de l’épaule (11,0 ± 1,2 vs 6,2 ± 1,2 pg/mg), tandis qu’aucune différence n’a été observée comparativement aux poils de la hanche et à ceux du dos. Les échantillons passés au broyeur à boulets ont présenté des concentrations de cortisol extrait plus élevées que ceux coupés aux ciseaux (10,4 ± 1,2 vs 4,7 ± 1,2 pg/mg). La croissance des poils était significativement plus rapide sur le toupillon de la queue que sur la hanche et l’épaule (0,51 ± 0,05 vs 0,04 ± 0,05 vs 0,03 ± 0,05 mm/j). Lorsque des poils ont été prélevés toutes les 3 semaines après le vêlage, nous avons observé que les vaches multipares avaient tendance à présenter des concentrations de cortisol dans les poils plus élevées ainsi que des concentrations de cortisol significativement plus élevées au jour 0 et 21 jours après le vêlage qu’aux jours 42, 84 et 126. Chez les vaches Holstein, les poils du toupillon de la queue sont toujours blancs, ils poussent plus rapidement qu’aux autres endroits et présentent une sensibilité permettant de rendre compte des changements de taux de cortisol sur de courts intervalles de 3 semaines, ce qui en fait un site idéal pour le dosage du cortisol.

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