Incidence de la culture sur chaume sur le rendement du canola dans diverses régions climatiques de l’Ouest canadien.

Cardillo, M.J., Bullock, P.R., Gulden, R.H., Glenn, A.J., et Cutforth, H.W. (2015). « Incidence de la culture sur chaume sur le rendement du canola dans diverses régions climatiques de l’Ouest canadien. », Canadian Journal of Plant Science, 95(1), p. 149-159. doi : 10.4141/CJPS-2014-172  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Des recherches antérieures dans la zone la plus aride des Prairies canadiennes avaient révélé que le chaume de blé coupé haut la saison antérieure peut améliorer le rendement du canola cultivé l'année subséquente. La présente étude devait établir si la culture sur chaume élevé pourrait bénéficier au canola dans toutes les conditions climatiques habituelles à l'ouest du Canada. L'impact du chaume élevé sur le canola a été examiné à 11sites-années dans la région des Prairies. À chaque site, le chaume élevé (50cm) a été comparé au chaume court (20cm). À quelques endroits, le versement du chaume a accidentellement permis de comparer l'effet du chaume intact à celui du chaume aplati. La comparaison de l’équivalent en eau de la neige indique que le chaume élevé capte plus de neige que le chaume court, cependant, les précipitations abondantes enregistrées en 2011 et en 2012 ont masqué les avantages de cet apport supplémentaire d'eau au printemps. La biomasse et le rendement du canola sont sensiblement plus faibles quand le chaume, élevé ou court, est endommagé. Les deux années, le printemps humide a été suivi par une chaleur plus intense et une plus grande aridité durant le milieu et la fin de la période végétative. Le sol sous le chaume endommagé (élevé ou court) s'est sans doute réchauffé et asséché plus lentement au printemps, ce qui a ralenti la croissance en début de saison, la biomasse et le rendement. Aux endroits où le chaume élevé et court est resté intact, on a remarqué que le chaume élevé se solde par un avantage significatif au niveau du rendement. Il est possible que le chaume élevé, lorsqu'il est intact, ralentisse l’évaporation et l'assèchement du sol comparativement au chaume court, ce qui atténue le stress hydrique subséquent pendant la période de croissance, avec le meilleur rendement qu'on imagine par la suite.

Date de modification :