Spray Deposition with Conventional Nozzles, Low-Drift Nozzles, or Permanent Sprinklers for Controlling Apple Orchard Pests.

Panneton, B., Philion, V., et Chouinard, G. (2015). « Spray Deposition with Conventional Nozzles, Low-Drift Nozzles, or Permanent Sprinklers for Controlling Apple Orchard Pests. », Transactions of the ASABE, 58(3), p. 607-619. doi : 10.13031/trans.58.10916  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons procédé à des expériences au champ afin de comparer les dépôts laissés sur les feuilles des pommiers d’un verger à haute densité par différents systèmes de pulvérisation. Un système d’irrigation permanent a été installé pour les applications de pesticide. Les gicleurs ont été placés au­dessus de la canopée, centrés par rapport à la rangée d’arbres. Les résultats de ce système ont été comparés à ceux d’un pulvérisateur radial traditionnel avec un débit d’air réduit, muni de buses traditionnelles ou à faible dérive. Le rapport constaté entre le dépôt sur le dessous et sur le dessus des feuilles était le plus près de 1 avec les buses à faible dérive, supérieur à 1 avec les buses traditionnelles et proche de 0 avec les gicleurs. La couverture du feuillage avec les buses à faible dérive n’était pas statistiquement différente de celle obtenue avec les buses traditionnelles aux trois endroits visés par cette étude, sur les surfaces supérieures comme sur les surfaces inférieures des feuilles, à l’exception de la partie la plus basse des arbres près du tronc, où les buses à faible dérive ont produit des dépôts plus importants. Dans l’ensemble, les buses à faible dérive ont produit des dépôts moins variables selon la partie de l’arbre. Les gicleurs et les buses à faible dérive ont déposé plus de liquide que les buses traditionnelles sur les arbres considérés dans leur entier. À l’encontre de notre hypothèse de départ, les différences d’efficacité entre les techniques d’application étaient plus importantes dans la lutte contre les insectes que dans la lutte contre la tavelure, mais elles étaient généralement faibles. La lutte contre les insectes au moyen de buses traditionnelles s’est avérée légèrement plus efficace qu’au moyen de buses à faible dérive, lesquelles se sont avérées légèrement plus efficaces que les gicleurs. La lutte contre la tavelure en cas d’infection grave était équivalente pour les trois systèmes, ce qui permet de supposer que la couverture par les pesticides au moyen de gicleurs, dont l’effet se rapproche de celui de la pluie, a effectivement atteint les sites d’infection en dépit d’une couverture minimale de la surface abaxiale des feuilles. L’absence de résidus de pesticide sur le dessous des feuilles traitées au moyen d’un gicleur peut également laisser un refuge aux mites prédatrices. Les résultats montrent que la couverture parfaite n’est pas indispensable pour que le traitement au pesticide soit efficace; nos résultats sur l’efficacité des gicleurs dans l’application de pesticides en fournissent un exemple. L’efficacité d’un pesticide dépend de la couverture appropriée de la cible, cette dernière étant définie par les caractéristiques épidémiologiques de l’organisme nuisible, l’état de la culture et les conditions météorologiques.

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