Effect of in-feed administration and withdrawal of tylosin phosphate on antibiotic resistance in enterococci isolated from feedlot steers.

Beukers, A.G., Zaheer, R., Cook, S.R., Stanford, K., Chaves, A.V., Ward, M.P., et McAllister, T.A. (2015). « Effect of in-feed administration and withdrawal of tylosin phosphate on antibiotic resistance in enterococci isolated from feedlot steers. », Frontiers in Microbiology, 6(May: Article number 483). doi : 10.3389/fmicb.2015.00483  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le phosphate de tylosine est un macrolide couramment administré aux bovins en Amérique du Nord pour réduire les abcès du foie. Dans la présente étude, nous avons examiné l’effet de l’administration de phosphate de tylosine incorporé à la ration des bovins à des concentrations subthérapeutiques ainsi que l’effet du retrait subséquent de cet antibiotique, sur la résistance aux macrolides chez des entérocoques utilisés comme bactérie indicatrice. Des échantillons de matière fécale ont été prélevés chez des bouvillons n’ayant reçu aucun antibiotique ainsi que chez des bouvillons ayant reçu du phosphate de tylosine (11 ppm) dans leurs aliments pendant 197 jours, période suivie d’un retrait de 28 jours avant l’abattage. Les espèces d’Enterococcus isolées des matières fécales ont été identifiées par séquençage de la région de l’espaceur intergénique groES‑EL, puis elles ont été soumises à une épreuve de sensibilité aux antibiotiques. Nous avons aussi identifié les déterminants de la résistance chez ces espèces et établi leur profil ECP (électrophorèse en champ pulsé). La tylosine a accru (p < 0,05) la proportion d’entérocoques eryR et tylR au sein de la population. Juste avant le retrait de la tylosine, la proportion d’entérocoques résistants eryR et tylR a commencé à diminuer et elle a continué à diminuer après le retrait de la tylosine de la ration jusqu’à qu’il n’y ait plus de différence (p > 0,05) entre les traitements au jour 225. Ces observations donnent à penser que le retrait de l’antibiotique avant l’abattage contribue à réduire la proportion des entérocoques résistants aux macrolides qui entrent dans la chaîne alimentaire. Parmi les 504 isolats d’entérocoques caractérisés, Enterococcus hirae était l’espèce prédominante (n = 431), suivie par Enterococcus villorum (n = 32), Enterococcus faecium (n = 21), Enterococcus durans (n = 7), Enterococcus casseliflavus (n = 4), Enterococcus mundtii (n = 4), Enterococcus gallinarum (n = 3), Enterococcus faecalis (n = 1) et Enterococcus thailandicus (n = 1). La diversité des entérocoques chez les bouvillons était plus importante à leur arrivée au parc d’engraissement que lorsqu’ils en sont sortis. Les isolats résistants à l’érythromycine étaient porteurs du gène erm(B) et/ou msrC. Les profils ECP similaires obtenus pour E. hirae eryR avant et après le traitement antibiotique portent à croire que l’abondance accrue d’entérocoques eryR après l’administration de phosphate de tylosine rend compte d’une sélection pour les souches qui étaient déjà présentes dans le tube digestif des bovins à leur arrivée.

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