Plant translation factors and virus resistance.

Sanfaçon, H. (2015). « Plant translation factors and virus resistance. », Viruses, 7(7), p. 3392-3419. doi : 10.3390/v7072778  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les virus des plantes mobilisent des facteurs de traduction de la cellule non seulement pour traduire leurs ARN viraux, mais aussi pour moduler leur réplication et potentialiser leurs déplacements locaux et systémiques. Étant donné que le virus dépend des facteurs de traduction de l’hôte, il n’est pas surprenant que plusieurs gènes de résistance naturels récessifs des plantes aient été cartographiés à des mutations des facteurs d’initiation de la traduction eIF4E et eIF4G, ou à leurs isoformes eIFiso4E et eIFiso4G. La redondance fonctionnelle partielle de ces isoformes permet à une mutation précise ou à la répression d’une isoforme de fournir une certaine résistance aux virus sans nuire à la santé générale de la plante. De nouvelles cibles possibles pour les stratégies antivirales ont également été identifiées par suite de la caractérisation d’autres facteurs de traduction des plantes (hélicases de type eIF4A, eIF3, eEF1A et eEF1B) qui interagissent spécifiquement avec les protéines et les ARN viraux et qui modulent différents aspects du cycle d’infection. Dans cet article, nous discutons aussi des nouvelles données selon lesquelles la répression de la traduction serait un autre mécanisme antiviral de silençage de l’ARN. Mieux comprendre les mécanismes qui modulent le développement des résistances naturelles aux virus et l’émergence d’isolats virulents en réponse à ces mécanismes de défense des végétaux servira de base à la sélection de nouvelles sources de résistance ainsi qu’à la conception et à l’expression de résistances durables à large spectre.

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