Partial aphid resistance in lettuce negatively affects parasitoids.

Lanteigne, M.-E., Brodeur, J., Jenni, S., et Boivin, G. (2015). « Partial aphid resistance in lettuce negatively affects parasitoids. », Environmental Entomology, 43(5), p. 1240-1246. doi : 10.1603/EN14080  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La présente étude portait sur les effets d’une résistance partielle des plantes sur le puceron de la laitue (Nasonovia ribisnigri (Mosley)) (Hemiptera: Aphididae), un important ravageur de la laitue cultivée (Lactuca sativa/i} L.), et sur un de ses parasitoïdes, l’Aphidius ervi Haliday (Hymenoptera: Braconidae). Les pucerons ont été élevés sur des laitues sensibles (variété Estival de L. sativa; S) ou partiellement résistantes (variété PI 491093 de Lactuca serriola L.; PR) avant d’être parasités par des A. ervi femelles. Des variables approximatives de la valeur adaptative (fitness) ont été mesurées chez le puceron et son parasite. Les pucerons ailés et aptères ont mis plus de temps à boucler leur développement jusqu’au stade adulte (en moyenne, 3,5 et 1,5 jour de plus, respectivement) sur des laitues PR que sur des laitues S, et la fécondité des pucerons ailés élevés sur des laitues PR était de 37,8 % inférieure à celle des pucerons ailés élevés sur des laitues S. La taille (longueur des tibias) et le poids des pucerons élevés sur des laitues PR étaient inférieurs à ceux des pucerons élevés sur des laitues S à partir des troisième et deuxième stades, respectivement. En comparaison des valeurs observées chez les parasitoïdes issus de pucerons élevés sur des laitues S, une diminution du taux d’émergence des descendants (- 49.9 %), du poids des femelles (- 30,3 %) et des mâles adultes (‑ 27,5 %), de la taille des femelles (- 17,5 %) et des mâles adultes (- 11,9 %) et de la fécondité (nombre d’œufs) des femelles (- 37,8 %) a été notée chez les parasitoïdes qui s’étaient développés dans des pucerons élevés sur des laitues PR. Nos résultats démontrent qu’une résistance partielle de la laitue aux pucerons a un impact sur les deuxième et troisième niveaux trophiques. La résistance de la plante hôte chez la laitue cultivée peut dès lors créer un puits écologique pour les parasitoïdes des pucerons.

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