Long-term conservation tillage influences the soil microbial community and its contribution to soil CO2 emissions in a Mollisol in Northeast China.

Jia, S., Zhang, X.-P., Chen, X., McLaughlin, N.B., Zhang, S., Wei, S., Sun, B., et Liang, A.-Z. (2016). « Long-term conservation tillage influences the soil microbial community and its contribution to soil CO2 emissions in a Mollisol in Northeast China. », Journal of Soils and Sediments, 16(1), p. 1-12. doi : 10.1007/s11368-015-1158-7  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Objet : Les pratiques aratoires antiérosives peuvent avoir des effets importants sur les propriétés biologiques, chimiques et physiques du sol. La présente étude visait à déterminer les effets des pratiques aratoires antiérosives sur la communauté microbienne du sol, la respiration du sol et les émissions de CO2 qui en émanent. Matériel et méthodes : Dans le cadre de cette étude, les effets de l’application, pendant 10 ans, de pratiques aratoires antiérosives (culture sans travail du sol – NT; travail du sol en billons – RT) sur les flux de CO2 et les communautés microbiennes du sol ont été évalués dans un sol noir du nord-est de la Chine. Résultats et discussion : Les émissions annuelles de CO2 du sol étaient plus élevées de 7,8 % (P < 0,05) dans les parcelles travaillées à la charrue à versoir (MP) que dans les parcelles sans travail du sol (NT). Le taux moyen de respiration microbienne était plus élevé de 11 % (P < 0,05) en régime RT qu’en régime MP. La respiration microbienne contribuait davantage aux émissions de CO2 du sol en régime NT (65 %) et RT (64 %) qu’en régime MP (54 %). Les acides gras phospholipidiques bactériens et fongiques totaux étaient 1,6 fois et 2,6 fois aussi élevés en régime NT et en régime RT, respectivement, qu’en régime MP dans la couche de 0–5 cm, alors qu’ils diminuaient de 21–47 % en régime NT et de 26–41 % en régime RT dans les couches de 5–10, 10–20 et 20–30 cm. Le rapport F/B (rapport entre les acides gras phospholipidiques fongiques et les acides gras phospholipidiques bactériens) variait en fonction de la profondeur du sol (0–10 cm) entre les pratiques aratoires antiérosives (régimes NT et RT) et le régime MP. Les pratiques aratoires antiérosives ont induit la stratification de la communauté microbienne du sol dans le profil vertical. Conclusions : Le régime RT a entraîné une hausse de la respiration microbienne du sol, de la concentration de carbone organique du sol et des acides gras phospholipidiques microbiens dans la couche de 0-5 cm, mais n’a pas eu d’effet sur les émissions annuelles de CO2 du sol comparativement au régime MP avec apport similaire de carbone. Ces résultats portent à croire que le régime RT pourrait être utilisé pour améliorer l’habitat des microorganismes du sol et favoriser la séquestration du carbone organique du sol dans le nord-est de la Chine.

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