Adult plasticity of cold tolerance in a continental-temperate population of Drosophila suzukii.

Jakobs, R., Gariepy, T.D., et Sinclair, B.J. (2015). « Adult plasticity of cold tolerance in a continental-temperate population of Drosophila suzukii. », Journal of Insect Physiology, 79, p. 1-9. doi : 10.1016/j.jinsphys.2015.05.003  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La Drosophila suzukii (Matsumura) (Diptera: Drosophilidae) est un parasite émergeant des fruits tendres à l’échelle mondiale. Toutefois, sa tolérance au froid n’a pas encore été étudiée à fond. Nous avons déterminé la stratégie de tolérance au froid, les limites thermiques à basse température et la plasticité de la tolérance au froid chez des mâles et des femelles adultes de D. suzukii. Nous avons élevé des mouches dans des conditions courantes (journées longues, 21 °C; contrôle) et induit une plasticité par endurcissement au froid rapide (EFR, 1 h à 0 °C suivi d’une récupération d’1 h), acclimatation au froid (AF, 5 jours à 6 °C) ou acclimatation à des températures fluctuantes (ATF). Les D. suzukii avaient des points de super-refroidissement (PSR) entre − 16 et − 23 °C, et étaient sensibles au froid. 80 % des mouches de contrôle étaient mortes après 1 h à – 7,2 °C (mâles) ou – 7,5 °C (femelles). L’AF et l’ATF permettaient d’améliorer la survie à cette température pour les deux sexes, mais pas l’EFR. 80 % des mouches de contrôle étaient mortes après 70 h (mâles) ou 92 h (femelles) à 0 °C, et l’ATF allongeait ces temps à 112 h (mâles) et 165 h (femelles). Les mouches ATF tombaient dans un coma induit par le froid (CTmin) à environ – 1,7 °C, qui étaient environ 0,5 °C plus froid que pour les mouches de contrôle; l’EFR et l’AF permettaient d’augmenter le CTmin comparativement aux mouches de contrôle. Les mouches de contrôle et les mouches EFR exposées à 0 °C pendant 8 h prenaient de 30 à 40 min pur bouger de nouveau, mais ce temps était réduit à <10 min pour les mouches AF et ATF. Les mouches placées à l’extérieur dans une cage sur le terrain à London (Ontario) ont toutes été tuées par une vague de froid transitoire en décembre. Nous concluons que la plasticité phénotypique des adultes n’est pas suffisante pour permettre à D. suzukii de passer un hiver dans des habitats tempérés, et suggérons que les mouches pourraient passer l’hiver dans des structures construites, ou qu’il puisse y avoir une tolérance au froid additionnelle induite par une plasticité développementale.

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