Dalotia coriaria as a predator of Drosophila suzukii: Functional responses, reduced fruit infestation and molecular diagnostics.

Renkema, J.M., Telfer, Z., Gariepy, T.D., et Hallett, R.H. (2015). « Dalotia coriaria as a predator of Drosophila suzukii: Functional responses, reduced fruit infestation and molecular diagnostics. », Biological Control, 89, p. 1-10. doi : 10.1016/j.biocontrol.2015.04.024  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le Drosophila suzukii Matsumura est un ravageur envahissant des fruits qui cause des dommages importants avant les récoltes et des pertes économiques considérables depuis son introduction récente en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe. On sait peu de chose sur les options de lutte biologique disponibles contre ce ravageur. Nous avons évalué le potentiel du staphylin Dalotia (Ateta) coriaria Kraatz, agent de lutte déjà disponible sur le marché contre un certain nombre de petites espèces de diptères nuisibles, contre le D. suzukii, et mis au point des outils moléculaires permettant d’évaluer son efficacité prédatrice. Le Da. coriaria a présenté une réponse fonctionnelle de type 2 à tous les stades de développement du D. suzukii, avec une consommation maximale par individu par jour de 26 larves de stade 1, 15 larves de stade 2 et 6 larves de stade 3. Aucune pupe n’a été consommée. Nous avons observé une réduction de 50 % de l’infestation lorsque nous avons exposé des framboises contenant 11 à 21 larves (stades 2 et 3) de D. suzukii à six Da. coriaria pendant 4,5 jours. Une paire d’amorces mise au point pour le D. suzukii a permis de produire un amplicon de 112 pb du gène mitochondrial de la CO1. Parmi les 19 espèces du genre Drosophila testées, l’ADN d’une des espèces présentes dans l’aire de répartition envahie par le D. suzukii a été amplifié et s’est révélé différenciable de celui du D. suzukii, la température de fusion des amplicons différant chez les deux espèces. Nous avons établi une courbe d’étalonnage associant les quantités d’ADN des larves de stade 2 du D. suzukii aux valeurs de Cq (quantités de fluorescence) des qPCR. Dans un essai d’alimentation, la demi-vie de l’ADN du D. suzukii s’établissait à 2,3 h chez le Da. coriaria, mais le temps de détection médian s’élevait à 25,9 h. De l’ADN du D. suzukii a été détecté chez des Da. coriaria exposés à des framboises infestées, mais les quantités d’ADN décelées étaient seulement faiblement corrélées aux taux de prédation. De plus amples travaux s’imposent pour évaluer le potentiel du Da. coriaria contre le D. suzukii ainsi que l’efficacité des outils moléculaires utilisés pour identifier d’autres prédateurs du D. suzukii.

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