Weekly agricultural emissions and ambient concentrations of ammonia: Validation of an emission inventory.

Bittman, S., Jones, K., Vingarzan, R., Hunt, D.E., Sheppard, S.C., Tait, J., et So, R. (2015). « Weekly agricultural emissions and ambient concentrations of ammonia: Validation of an emission inventory. », Atmospheric Environment, 113, p. 108-117. doi : 10.1016/j.atmosenv.2015.04.038  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Durant 52 semaines, la quantité hebdomadaire des émissions d’ammoniac d’origine agricole a été calculée pour 139 cellules de 4 × 4 km 2 dans la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique, où l’élevage est intensif. Ces cellules se trouvaient à l’intérieur et à l’extérieur d’une zone où les troupeaux de volaille avaient été abattus à cause d’une éclosion d’influenza aviaire survenue avant le début de l’étude. Au cours de l’étude, les concentrations d’ammoniac ambiant ont été mesurées toutes les heures à deux endroits à l’extérieur de la zone d’abattage intégral et à un endroit à l’intérieur de cette zone. De grands écarts d’émission et des écarts de variation temporelle entre les cellules ont été attribués aux pratiques agricoles et à des facteurs météorologiques comme la température et les précipitations. L’analyse des concentrations ambiantes moyennes hebdomadaires dans les trois lieux d’échantillonnage met en évidence une corrélation significative avec l’estimation des émissions hebdomadaires pour de nombreuses cellules dans la région étudiée. Dans la zone d’abattage intégral, les concentrations ambiantes durant l’abattage (semaine 1) atteignaient 37 % des concentrations mesurées après l’abattage (semaine 52), tandis qu’à l’extérieur de la zone d’abattage, il n’y avait pratiquement aucun écart entre la semaine 1 et la semaine 52, ce qui laisse supposer que dans des conditions normales (sans abattage intégral), environ 60 % de l’ammoniac ambiant est issu des exploitations avicoles. Or, l’estimation des émissions pour les semaines 1 et 52 dans les cellules où il y a eu abattage intégral indiquait que plus de 90 % des émissions provenaient de la volaille. Cette différence entre les émissions et les concentrations ambiantes au cours des semaines 1 et 52 pourrait être attribuable à des facteurs atmosphériques tels que le transport, les réactions atmosphériques, la dispersion ou les dépôts; à des erreurs d’inventaire, entre autres des erreurs dans les données agricoles ou les facteurs d’émission; et à l’omission de certaines sources non avicoles. Dans l’ensemble, l’étude corrobore les estimations de l’inventaire des émissions d’ammoniac. Des données d’émission détaillées facilitent la modélisation de l’ammoniac dans l’atmosphère et sont utiles pour l’élaboration d’une politique de réduction de ce gaz.

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