Le moment de l’inoculation ainsi que l’espèce de Fusarium influencent le développement de la brûlure fusarienne de l’épi de l’avoine.

Xue, A.G., Chen, Y., Marchand, G., Guo, W., Ren, C.Z., Savard, M.E., et McElroy, A.R. (2015). « Le moment de l’inoculation ainsi que l’espèce de Fusarium influencent le développement de la brûlure fusarienne de l’épi de l’avoine. », Canadian Journal of Plant Science, 95(3), p. 517-524. doi : 10.4141/CJPS-2014-300  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les effets du moment de l'inoculation ainsi que du pouvoir pathogène de quatre espèces de Fusarium (F. culmorum, F. graminearum, F. sporotrichioides, and F. avenaceum) causant la brûlure fusarienne de l’épi ont été évalués en deux séries d'expérience respectives sur 12 génotypes d'avoine sous conditions environnementales contrôlées. Lors de la première série d'expériences, l'inoculation hâtive avec l'espèce F. graminearum, avant ou au moment de l’émergence complète de l’épi, a produit peu ou pas de symptômes observables, mais des concentrations de déoxynivalénol (DON) variant entre 0.4 et 2.6 ppm ont été mesurées dans les grains après la récolte. Des taux d'infection élevés ont été observés chez ces génotypes, avec les taux d’épillets infectés variant entre 30 et 74% et les concentrations de DON, entre 6.6 et 10.0 ppm lorsque les plants ont été inoculés avant ou au moment où 50% des anthères étaient sorties. L'inoculation à ce moment a permis d’évaluer le développement de la maladie avant la maturité physiologique des plants, et a été choisi comme étant le plus approprié pour la suite des expériences. Lors de la deuxième série d'expériences, F. culmorum et F. graminearum se sont révélées avoir un pouvoir pathogène élevé et équivalent, résultant en des aire sous la courbe de progression de la maladie de 45.3 et 47.3, respectivement. Le pouvoir pathogène de F. sporotrichioides était significativement moins élevé que celui des deux espèces au pouvoir pathogène élevé. Celui de F. avenaceum était intermédiaire et ne différait pas statistiquement de celui des espèces de Fusarium au pouvoir pathogène élevé ou faible.

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