Relationship of concentrations of cortisol in hair with health, biomarkers in blood, and reproductive status in dairy cows.

Burnett, T.A., Madureira, A.M.L., Silper, B.F., Tahmasbi, A., Nadalin, A.L., Veira, D.M., et Cerri, R.L.A. (2015). « Relationship of concentrations of cortisol in hair with health, biomarkers in blood, and reproductive status in dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 98(7), p. 4414-4426. doi : 10.3168/jds.2014-8871  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La concentration de cortisol dans les poils a servi à mesurer le stress chronique chez les vaches laitières, car elle présente l’avantage d’être un moyen de détection rapide et non effractif et permet de suivre les concentrations de cortisol sur de longues périodes. La présente étude visait à déterminer les liens entre la concentration de cortisol dans les poils et les troubles cliniques, l’état reproducteur et le développement de l’endométrite subclinique chez les vaches laitières. En outre, nous avons cherché à déterminer le lien entre les concentrations de cortisol dans les poils et les marqueurs sanguins associés au statut métabolique et à l’inflammation aiguë. Dans l’expérience 1, nous avons prélevé des poils du toupillon de la queue des vaches (n = 64) toutes les 3 semaines dès le vêlage (j 0), et ce, jusqu’au jour 126 aux fins d’analyse du cortisol. Nous avons aussi prélevé des échantillons sanguins toutes les 3 semaines depuis le jour 0 jusqu’au jour 42 aux fins d’analyse du β-hydroxybutyrate et du glucose. Dans l’expérience 2, nous avons choisi les vaches (n = 54) rétrospectivement en fonction du diagnostic suivant fait à l’aide d’une cytobrosse et de l’ultrasonographie après 30 ± 3 jours de lactation : endométrite subclinique (END), endométrite subclinique et au moins 1 manifestation clinique de la maladie (END+CLIN) ou vache en bonne santé (témoin). Au même moment, nous avons prélevé des échantillons de poils sur les animaux aux fins d’analyse du cortisol et des échantillons sanguins aux fins d’analyse de l’haptoglobine et de la céruloplasmine. Nous avons tenu des dossiers de santé tout au long des deux expériences. Dans l’expérience 1, les animaux souffrant d’une maladie clinique présentaient des concentrations de cortisol plus élevées que les animaux cliniquement sains [moyenne géométrique (intervalle de confiance de 95 %); 8,8 (7,8, 9,9) par rapport à 10,7 (9,6, 12,0) pg/mg]; par contre, dans l’expérience 2, les animaux chez lesquels nous avions diagnostiqué une endométrite subclinique ne présentaient pas de différence de concentration de cortisol dans les poils [11,7 (9,8, 14,0), 12,2 (9,3, 15,9), 10,5 (8,1, 13,6) pg/mg pour les groupes témoin, END et END+CLIN, respectivement]. Dans l’expérience 1, nous avons observé un effet lié au jour d’échantillonnage : les concentrations de cortisol étaient plus élevées pour le j 21 que pour les j 42, 84 et 126, mais pas pour le j 0 dans les deux groupes. Dans les deux expériences, nous avons observé un effet de parité : les vaches multipares présentaient, de façon constante, des concentrations de cortisol plus élevées que les vaches primipares. Les multipares qui étaient devenues gravides au j 100 après le vêlage présentaient des concentrations de cortisol plus faibles dans leurs poils aux j 42 et 84 de lactation. Finalement, il n’existait aucune forte corrélation entre les concentrations de cortisol mesurées dans les poils et d’autres biomarqueurs associés au statut métabolique et à l’inflammation aiguë, comme le glucose, le β-hydroxybutyrate, l’haptoglobine et la céruloplasmine. Dans l’ensemble, les concentrations de cortisol mesurées dans les poils semblent être associées aux troubles cliniques et avoir un lien direct avec l’état de gestation. Toutefois, les concentrations de cortisol dans les poils pourraient ne pas convenir à la différentiation des situations de stress de moins grande ampleur, comme le développement d’une maladie subclinique.

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