Fish-oil-derived n-3 PUFAs reduce inflammatory and chemotactic adipokine-mediated cross-talk between co-cultured murine splenic CD8+T cells and adipocytes.

Monk, J.M., Liddle, D.M., De Boer, A.A., Brown, M., Power, K.A., Ma, D.W.L., et Robinson, L.E. (2015). « Fish-oil-derived n-3 PUFAs reduce inflammatory and chemotactic adipokine-mediated cross-talk between co-cultured murine splenic CD8+T cells and adipocytes. », Journal of Nutrition, 145(4), p. 829-838. doi : 10.3945/jn.114.205443  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Contexte. L’inflammation des tissus adipeux (TA) chez l’obèse se caractérise par la dysrégulation de la production d’adipokines et l’accumulation de cellules immunitaires. L’infiltration de cellules T de la classe de différenciation (CD) 8+ du TA représente une étape critique qui précède l’infiltration des macrophages. Les acides gras polyinsaturés n‑3 (AGPI ω-3) exercent une action anti-inflammatoire sur les TA de l’obèse, déréglant ainsi la signalisation inflammatoire paracrine des TA. Objectif. Nous avons évalué l’effet des AGPI ω-3 sur les interactions paracrines entre les adipocytes et les cellules T primaires CD8+ cultivés ensemble dans un rapport équivalant à celui observé dans le TA de l’obèse. Méthode. Des souris C57BL/6 ont reçu soit une ration d’huile de menhaden à 3 % (p/p) + huile de carthame à 7 % (ration MH) ou une ration témoin isoénergétique d’huile de carthame à 10 % (p/p) (TEM) pendant 3 semaines, après quoi des cellules T CD8+ de la rate ont été isolées par sélection positive (avec des microbilles magnétiques) et mises en culture avec des adipocytes 3T3-L1. Les cocultures ont été stimulées par des récepteurs des cellules T ou par des lipopolysaccharides (LPS) pendant 24 heures, et d’autres n’ont pas été stimulées (cellules seules). Résultats. Dans les cocultures stimulées par des LPS, la ration MH a entraîné une réduction de la sécrétion des protéines suivantes : interleukine-6 (−42,6 %); facteur de nécrose tumorale α (−67 %); protéine inflammatoire des macrophages 1α (−52 %), protéine inflammatoire des macrophages-1β (−62 %); protéine chimiotactique monocytaire‑1 (−23 %) et protéine chimiotactique monocytaire‑3 (−19 %) par rapport au témoin, ce qui a coïncidé avec une réduction de 74 % de la chimiotaxie des macrophages envers les chimiotaxines sécrétées dans le milieu de culture enrichi de LPS contenant des cellules de souris nourries au MH. La ration MH a donné lieu à une hausse (+9,3 fois) de l’expression de l’ARNm des facteurs de régulation négative de la voie de signalisation inflammatoire induits par la protéine chimiotactique monocytaire (Mcpip) de même qu’à une hausse (+1,7 fois) de l’expression de l’ARNm du suppresseur de la signalisation des cytokines, Socs3, alors que cette ration a réduit de 27 % l’activation du facteur de transcription nucléaire inflammatoire NF-κB p65 et de 33 % celle du signal transducteur et activateur de transcription STAT3. Enfin, toujours chez les cellules des souris ayant reçu la ration MH, nous avons observé une diminution de l’expression de l’ARNm des composantes suivantes de l’inflammasome par rapport au témoin : Caspase1 (−36,4 %), Nlrp3 (pour Nod-like receptor family pyrin domain containing 3; −99 %) et Il1b (−68,8 %). En effet, l’ARNm de ces protéines était moins abondant avec la ration MH qu’avec la ration témoin (p ≤ 0,05). Conclusion. La ration MH a eu un effet anti-inflammatoire et antichimiotactique sur les interférences entre cellules T CD8+ et adipocytes, et elle a atténué certaines composantes du chimiotactisme des macrophages à l’endroit du tissu adipeux chez le phénotype obèse.

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