Rumen development process in goats as affected by supplemental feeding v. Grazing: Age-related anatomic development, functional achievement and microbial colonisation.

Jiao, J., Li, X., Beauchemin, K.A., Tan, Z.L., Tang, S.X., et Zhou, C.S. (2015). « Rumen development process in goats as affected by supplemental feeding v. Grazing: Age-related anatomic development, functional achievement and microbial colonisation. », British Journal of Nutrition, 113(6), p. 888-900. doi : 10.1017/S0007114514004413  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La présente étude visait à décrire les changements liés à l’âge touchant les variables anatomiques, fonctionnelles et microbiennes durant le développement du rumen, et à déterminer comment ces changements sont liés au système d’alimentation (apport de suppléments alimentaires vs pâturage), chez les chèvres. Des chèvres ont été abattues à sept moments précis de l’expérience qui ont été choisis pour refléter les phases suivantes du développement du rumen : non-rumination (0, 7 et 14 jours), transition (28 et 42 jours) et rumination (56 et 70 jours). Avec l’apport de suppléments alimentaires, la concentration des acides gras volatils totaux (AGVT) [p = 0,002] ainsi que le nombre de copies de bactéries et d’archées associées à la fraction liquide du contenu ruminal (p < 0,01) étaient plus élevés que chez les animaux au pâturage. En revanche, le pH du rumen (p < 0,001), la proportion molaire d’acétate (p = 0,003) et le nombre de copies de microorganismes associés à la fraction solide du contenu ruminal (p < 0,05) étaient inférieurs chez les chèvres qui recevaient les suppléments alimentaires. Toujours chez ces animaux, la longueur des papilles du rumen (p = 0,097) et le potentiel d’activité des protéases extracellulaires (p = 0,093) et totales (p = 0,073) avaient tendance à être plus élevés que chez les chèvres au pâturage. Par ailleurs, du jour 0 au jour 70, quel que soit le système d’alimentation, le poids du rumen, l’épaisseur de sa paroi, la longueur et la surface des papilles, la concentration d’AGVT, le potentiel d’activité des xylanases et des carboxyméthylcellulases, ainsi que le nombre de copies de microorganismes ont augmenté avec l’âge (p < 0,01), et le potentiel d’activité des amlylases et des protéases était maximal à 28 jours. La plupart des variables anatomiques et fonctionnelles ont augmenté progressivement du jour 14 au jour 42, mais c’est de la naissance au jour 28 que la colonisation microbienne a été le plus rapide. Ces résultats semblent indiquer que l’apport de suppléments alimentaires est plus efficace que le pâturage pour promouvoir le développement du rumen. De plus, avec les deux systèmes d’alimentation, la colonisation microbienne du rumen est achevée à 1 mois, alors que la performance fonctionnelle du rumen nécessite 2 mois, et son développement anatomique, plus de 2 mois.

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