Responses of plant community coverage to simulated warming and nitrogen addition in a desert steppe in Northern China.

Wang, Z., Li, Y., Hao, X., Zhao, M.L., et Han, G.D. (2015). « Responses of plant community coverage to simulated warming and nitrogen addition in a desert steppe in Northern China. », Ecological Research, 30(4), p. 605-614. doi : 10.1007/s11284-015-1265-3  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les communautés de prairies occupent environ 25 % de la superficie terrestre mondiale, ce qui pourrait toutefois changer en raison du réchauffement planétaire. Nous avons réalisé une étude au champ pour évaluer les effets du réchauffement du sol (augmentation de la température de la surface du sol de 1,3 °C) et de l’application d’engrais azoté (100 kg N ha-1 année-1) sur une communauté végétale de la steppe désertique de la Mongolie intérieure, en Chine, de 2006 à 2011. En général, le réchauffement a eu peu d’incidence sur la superficie occupée par les quatre principales espèces (Convolvulus ammannii et Stipa breviflorai, espèces de saison fraîche en C3, ainsi que Cleistogenes songorica et Kochia prostrata, espèces de saison chaude en C4) au cours des six saisons de croissance, mais des variations intra-annuelles et interannuelles élevées ont été observées. Le rapport C3/C4 de la couverture diminuait avec le réchauffement, et cette diminution était significative dans le cas du tiers des dates d’échantillonnage. Le réchauffement a causé une diminution de la couverture de la communauté végétale au plus fort de la saison, qui est passée de 27,6 à 25,1 %. L’application d’engrais azoté n’a pas eu d’effet sur les quatre espèces principales, sur les quatre groupes fonctionnels (graminées vivaces, plantes herbacées vivaces, arbustes et plantes annuelles ou bisannuelles) et sur la communauté végétale totale au cours des 6 années de l’étude, sauf en 2008, où les précipitations ont été élevées (231 mm). Les faibles diminutions observées quant à la couverture de la communauté végétale de la steppe désertique témoignent de la résistance au réchauffement de celle-ci. Le réchauffement pourrait entraîner le remplacement des espèces en C3 par des espèces en C4, comme l’indique la diminution observée du rapport C3/C4, mais il faudra des études plus approfondies pour confirmer cette tendance.

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