Impact of diet deprivation and subsequent over-allowance of gestating sows on mammary gland and skeletal muscle development of their offspring at puberty.

Farmer, C., Palin, M.-F., Lösel, D., Rehfeldt, C., et Kalbe, C. (2015). « Impact of diet deprivation and subsequent over-allowance of gestating sows on mammary gland and skeletal muscle development of their offspring at puberty. », Livestock Science, 175, p. 113-120. doi : 10.1016/j.livsci.2015.02.006  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons déterminé les effets de restrictions alimentaires suivies de suralimentation au cours de la gestation sur le développement des glandes mammaires, l’histochimie des muscles squelettiques ainsi que l’expression des gènes dans les tissus mammaire et musculaire à la maturité sexuelle de la progéniture. Nous avons utilisé 23 cochettes qui n’avaient pas atteint la maturité sexuelle (11 dans le groupe témoin, TEM, et 12, dans le groupe de traitement, TRT). Les cochettes sont nées de truies qui avaient reçu une ration classique ou une ration expérimentale durant la gestation. Les rations expérimentales fournissaient 70% (ration restrictive, RES) et 115 % (ration de suralimentation, SUR) des teneurs en protéines et en énergie digestible de la ration classique. La ration RES a été administrée au cours des dix premières semaines de gestation et a été suivie de la ration SUR jusqu’à la mise bas. La progéniture femelle de ces truies a été élevée selon les pratiques commerciales courantes jusqu’à la maturité sexuelle, puis les cochettes ont été abattues à 212 ± 4 jours. Le tissu mammaire et le muscle semitendineux ont été récoltés. À la naissance, le poids des cochettes du groupe TRT était inférieur à celui des cochettes du groupe TEM (p < 0,05), mais ensuite leurs poids étaient similaires (jusqu’à la maturité sexuelle, p > 0,1). La composition du tissu mammaire et l’expression des gènes mammaires IGF1, IGF2, ODC1, PRLR-LF, STAT5A et STAT5B n’ont pas varié en fonction du traitement (p > 0,1). L’alimentation de la mère pendant la gestation n’a pas eu d’effet sur la microstructure des muscles squelettiques ni sur l’abondance relative de l’ARNm des gènes IGF1 et IGF2 (p > 0,1). En conclusion, chez les truies gravides, une alimentation restreinte suivie d’une suralimentation n’a pas d’effet néfaste sur le développement des muscles squelettiques et du tissu mammaire de la progéniture femelle, et ce, jusqu’à sa maturité sexuelle.

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