Validation of a soil phosphorus accumulation model in the wheat-maize rotation production areas of China.

Wang, B., Li, J., Ren, Y., Xin, J., Hao, X., Ma, Y., et Ma, X. (2015). « Validation of a soil phosphorus accumulation model in the wheat-maize rotation production areas of China. », Field Crops Research, 178, p. 42-48. doi : 10.1016/j.fcr.2015.03.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Un modèle de l’accumulation du P-Olsen (prélevé par 0,5 mol L-1/sup} NaHCO3/sub} à pH 8,5) dans les sols, établi à l’aide de plusieurs sites expérimentaux sur le terrain, n’a pas été validé par un ensemble de données à grande échelle. Dans le cadre de la présente étude, nous avons utilisé un ensemble de données régionales de surveillance des sols à grande échelle et à long terme (maximum de 24 ans) portant sur 58 sites répartis dans les principales régions productrices de blé (Triticum aestivum L.) et de maïs (Zea mays L.) en rotation dans quatre provinces (Hebei, Henan, Shandong et Shanxi) de la Chine pour valider le modèle d’accumulation du P-Olsen dans les sols suite à la fertilisation en P inorganique et organique. Les résultats ont révélé que des taux d’application d’engrais phosphatés de 56,3 à 103 kg P ha-1/sup} se traduisent par des rendements totaux de blé et maïs se situant entre 12,3 et 13,1 t ha-1/sup}, soit des gains nets de 21,7 à 77,9 kg P ha-1/sup} an-1/sup} dans les sols de ces régions. L’accumulation de P Olsen dans les sols fertilisés au P à des niveaux supérieurs au contenu initial de P-Olsen pouvait être prévue d’après les taux d’application d’engrais phosphatés (y compris les sources de P organique et inorganique), les rendements des cultures et le pH du sol. Selon le modèle, le taux moyen d’accumulation de P-Olsen dans les principales régions productrices de blé et de maïs en rotation en Chine s’élevait à 1,29 mg kg-1/sup} an-1/sup}, soit un taux qui se rapproche de la valeur moyenne mesurée de 1,14 mg kg-1/sup} an-1/sup}. Le modèle d’accumulation de P-Olsen dans les sols pourrait se révéler un outil de prévision très utile, qui permettrait de réduire la fréquence de la surveillance du P-Olsen et d’améliorer la gestion du phosphore dans les sols, autant pour la production agricole que pour la protection de l’environnement.

Date de modification :