Phytogenic compounds as alternatives to in-feed antibiotics: potentials and challenges in application.

Yang, C.-B., Chowdhury, M.A., Hou, Y.Q., et Gong, J. (2015). « Phytogenic compounds as alternatives to in-feed antibiotics: potentials and challenges in application. », Pathogens, 4(1), p. 137-156. doi : 10.3390/pathogens4010137  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous résumons, dans cet article, les connaissances issues de l’expérimentation sur l’efficacité, les mécanismes possibles et la faisabilité de l’utilisation de produits phytogènes comme additifs dans les aliments pour les animaux servant à la production alimentaire. Les composés phytogènes comprennent un vaste éventail de substances végétales naturelles bioactives, parmi lesquelles les huiles essentielles représentent un groupe majeur. De nombreuses études ont montré que les composés phytogènes ont différentes fonctions, dont des effets antimicrobiens ou antiviraux, antioxydants et anti-inflammatoires, sans compter qu’ils peuvent améliorer la palatabilité des aliments pour animaux et favoriser le développement et la santé de l’intestin. Cependant, les mécanismes sous-jacents à ces fonctions sont encore mal compris. Il y a eu, par le passé, un manque de concordance entre les résultats de laboratoire de même que dans les résultats des études sur le terrain, une discordance due en grande partie à des différences dans la composition des produits, les doses, la pureté des substances et les conditions d’élevage des animaux utilisés. La concentration minimale inhibitrice (CMI) des composés phytogènes requise pour lutter contre les pathogènes entériques ne garantit pas nécessairement la meilleure prise alimentaire, l’immunité équilibrée des animaux ou la rentabilité de la production animale. La nature lipophile des composés phytogènes pose également des difficultés sur le plan de l’efficacité de leur libération dans l’intestin, un problème qui peut être réglé en partie par la microencapsulation et la combinaison à d’autres substances (effet synergique). Il est intéressant de noter que les effets des composés phytogènes sur l’inflammation, la et leur possible perturbation de la détection bactérienne du quorum pourraient expliquer les résultats d’un certain nombre d’études sur différentes espèces animales, dans lesquelles les animaux qui ont reçu des additifs phytogènes ont eu une meilleure performance de production. Il est évident que les composés phytogènes pourraient s’avérer une solution de rechange intéressante aux antibiotiques dans les aliments pour les animaux destinés à l’alimentation, et la combinaison de différents composés phytogènes semble une approche pouvant améliorer l’efficacité et la sécurité de l’utilisation de ces substances. Nous pensons que les récents progrès dans les technologies « omiques » auront un impact significatif sur l’avancement de la recherche sur les mécanismes qui sous-tendent les fonctions des composés phytogènes et, par conséquent, sur l’utilisation efficace de ces composés.

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