Understanding the development and management of stripe rust in central Alberta.

Xi, K., Kumar, K., Holtz, M.D., Turkington, T.K., et Chapman, B.P. (2015). « Understanding the development and management of stripe rust in central Alberta. », Canadian Journal of Plant Pathology, 37(1), p. 21-39. doi : 10.1080/07060661.2014.981215  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’incidence de la rouille jaune (Puccinia striiformis Westend.) des céréales dans le centre de l’Alberta a été documentée il y a près d’un siècle. Depuis la fin des années 1990, les flambées de rouille jaune du blé, causées par P. striiformis f. sp. tritici (Pst), ont fréquemment été rapportées et la rouille jaune de l’orge, causée par P. striiformis f. sp. hordei (Psh), a couramment été observée. La source majeure d’inoculum de rouille jaune en Alberta semble provenir de la région du Nord-Ouest du Pacifique (N.-O. P.) des États-Unis. Toutefois, on a constaté que cet agent pathogène pouvait survivre sur le blé d’hiver cultivé dans le centre de l’Alberta pour, la saison suivante, infecter les autres céréales d’hiver et de printemps. De 2007 à 2011, 165 collections d’échantillons de rouille jaune prélevés dans les champs ont été assimilées à une forma specialis et à un pathotype à partir de différentiels de blé et d’orge. Un chevauchement de la virulence a été observé tant chez les isolats de Pst que de Psh qui étaient virulents à l’égard des lignées et des cultivars de blé et d’orge hautement réceptifs. La possible hybridation des deux formae speciales est considérée comme la source des isolats qui ont la capacité d’inactiver les multiples gènes de résistance du blé et de l’orge. Les races de Pst prédominantes du centre de l’Alberta et du N.-O. P. se ressemblaient, tandis que les races de Psh prédominantes différaient d’une région à l’autre. Dans les lignées différentielles, les gènes de blé se sont avérés plus résistants dans les pépinières-appâts du centre de l’Alberta que dans le sud de l’Alberta et dans le N.-O. P. Dans le centre de l’Alberta, un risque de maladie faible à modéré a été suffisant pour engendrer des pertes importantes de rendement chez les cultivars réceptifs de blé de printemps, tandis qu’il n’y en a pas eu, ne fût-ce que de très faibles, chez les cultivars résistants ou moyennement résistants de la région. En règle générale, le blé d’hiver est plus réceptif que le blé de printemps et, par conséquent, dans cette région, les pertes de rendement risquent davantage de se produire chez le blé d’hiver que chez le blé de printemps réceptif. Lors d’examens en pépinières internationales, beaucoup plus de lignées d’orge à deux rangs à grain vêtu se sont avérées résistantes que de lignées à six rangs à grains nus. En ce qui a trait à la gestion de cette maladie, nous examinons une approche intégrée qui tient compte des conditions propres au centre de l’Alberta.

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