New threshold temperatures for the development of a North American diamondback moth population and its larval parasitoid, Diadegma insulare (Hymenoptera: Ichneumonidae).

Bahar, M.H., Soroka, J.J., Grenkow, L.A., et Dosdall, L.M. (2014). « New threshold temperatures for the development of a North American diamondback moth population and its larval parasitoid, Diadegma insulare (Hymenoptera: Ichneumonidae). », Environmental Entomology, 43(5), p. 1443-1452. doi : 10.1603/EN14055  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le seuil thermique minimal reconnu pour le développement larvaire de la fausse-teigne des crucifères (Plutella xylostella) (Lepidoptera: Plutellidae), considérée à l’échelle mondiale comme le plus important ravageur des crucifères cultivées, s’établit à environ 6,0 °C. Aucun seuil thermique maximal n’est actuellement reconnu. Aucun seuil thermique n’a été établi pour le principal ennemi naturel de la fausse-teigne des crucifères, le Diadegma insulare (Hymenoptera: Ichneumonidae). Nous avons entrepris d’étudier en laboratoire la survie et le développement d’une population nord-américaine de fausses-teignes des crucifères et de son parasitoïde D. insulare en présence de 20 températures constantes allant de 2,0 à 38,0 °C. La fausse-teigne des crucifères a bouclé avec succès son développement du deuxième stade larvaire à l’âge adulte sous un intervalle de températures allant de 4,0 à 37 °C, tandis que le D. insulare a bouclé son développement de l’œuf à l’âge adulte en présence de températures variant entre 4,0 et 33 °C. Les données de développement ont été ajustées à un modèle linéaire et à quatre modèles non linéaires. Par sa qualité d’ajustement et sa capacité d’estimer des paramètres importants au plan biologique comme critères de sélection, le modèle de Wang s’est révélé le modèle le plus acceptable parmi les modèles non linéaires pour décrire les relations entre la température et le développement des deux espèces. Les seuils thermiques minimal et maximal établis par ce modèle pour la fausse-teigne des crucifères s’élevaient à 2,1 et 38,0°C, respectivement, et à 2,1 et 34,0°C, respectivement, pour le D. insulare. D’après le modèle fondé sur le cumul de degrés-jours, la fausse-teigne a eu besoin de 143 degrés au-dessus du seuil thermique minimal de 4,23 °C pour boucler son cycle vital, comparativement à 286 degrés au-dessus du seuil thermique minimal de 2,57 °C dans le cas du D. insulare. Cette étude semble indiquer que les températures qui prévalent durant la saison de croissance en Amérique du Nord ne limitent pas le développement de la fausse-teigne des crucifères ou du D. insulare.

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