Successes we might never have had: a retrospective comparison of predicted versus realized host range of established weed biological control agents in North America (Review).

Hinz, H.L., Gassmann, A., Schwarzländer, M., et Bourchier, R.S. (2014). « Successes we might never have had: a retrospective comparison of predicted versus realized host range of established weed biological control agents in North America (Review). », Invasive Plant Science and Management, 7(4), p. 565-579. doi : 10.1614/IPSM-D-13-00095.1  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans le présent article, nous décrivons cinq agents classiques de lutte biologique contre les mauvaises herbes qui ont été relâchés avec succès aux États-Unis. Pour chacune de ces cinq espèces d’arthropodes, nous avons comparé les données des études réalisées avant la libération de l’agent, qui prédisaient de façon expérimentale la gamme d’hôtes, avec les données recueillies après sa libération. En général, les données expérimentales prédisaient de manière exacte la gamme d’hôtes ou surestimaient les risques pour les plantes non ciblées. Nous avons comparé ces cinq cas avec celui d’agents dont l’introduction aux États-Unis a récemment été refusée : il est probable que l’introduction de ces cinq agents déjà introduits aurait été refusée si la demande avait été présentée aujourd’hui. Trois des agents seraient rejetés parce qu’ils risquent de s’attaquer à des plantes d’importance économique, et les deux autres, parce qu’ils pourraient s’attaquer à des plantes menacées ou en voie de disparition. Toutefois, ces cinq agents de lutte biologique ont grandement contribué à la lutte contre certaines mauvaises herbes d’importance et sont associés à des risques environnementaux nuls ou minimes. Nous croyons que les États-Unis pourraient ainsi se priver d’outils de lutte biologique durables et sans danger pour l’environnement, car le cadre réglementaire tient compte uniquement du risque que les agents puissent être nuisibles pour certaines plantes et mène uniquement à des décisions binaires, c’est-à-dire que les demandes sont rejetées aussitôt que les données sur la gamme d’hôtes indiquent qu’il y a un risque que l’agent puisse se nourrir ou se développer sur une plante d’importance économique ou une plante menacée ou en voie de disparition. Nous proposons donc que (1) des analyses des risques et des avantages à l’échelle de l’habitat soient ajoutées au processus d’évaluation des agents de lutte biologique du Technical Advisory Group de l’U.S. Department of Agriculture Animal and Plant Health Inspection Service, y compris une échelle efficace de critères de décision, (2) que la prise de décisions soit fondée en priorité sur les données sur la gamme d’hôtes réelle des agents potentiels et sur les comportements de sélection de l’hôte plutôt que sur les données d’évaluation sur la gamme d’hôtes et (3) que des mesures de suivi des espèces ciblées et non ciblées soient mises en place après l’attribution d’un permis de relâchement d’un agent. Ces recommandations pourraient d’abord servir à la réévaluation des politiques actuelles, et, à plus long terme, être utilisées pour la mise en œuvre de dispositions législatives visant spécifiquement les agents de lutte biologique.

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