Spatial pattern of strawberry powdery mildew (Podosphaera aphanis) and airborne inoculum.

Van der Heyden, H., Lefebvre, M., Roberge, L., et Carisse, O. (2014). « Spatial pattern of strawberry powdery mildew (Podosphaera aphanis) and airborne inoculum. », Plant Disease, 98(1), p. 43-54. doi : 10.1094/PDIS-10-12-0946-RE  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons étudié la relation entre la fréquence de l’oïdium du fraisier et la concentration aérienne de conidies (CAC) du Podosphaera aphanis, au moyen de données recueillies de 2006 à 2009 dans 15 champs. En outre, nous avons décrit la répartition spatiale de la maladie, au moyen de données sur l’inoculum aérien et la fréquence de la maladie recueillies sur 2 ans dans des champs de fraisier (Fragaria × ananassa) ‘Jewel’, cultivar produisant en juin. Nous avons fait le suivi de la fréquence de la maladie, représentée par la proportion de folioles touchées par la maladie, et de la CAC dans des champs divisés en une grille composée de 3 carrés de 100 m2 sur 8 carrés de la même dimension, pour un total de 24 quadrats. Pour caractériser le degré d’hétérogénéité spatiale, nous avons utilisé le rapport variance/moyenne, l’indice de dispersion, la distribution binomiale négative, la distribution de Poisson ainsi que les distributions binomiale et bêta-binomiale. La relation était linéaire entre le pourcentage de la surface foliaire infectée et la CAC journalière, alors qu’elle suivait une courbe positive exponentielle entre la CAC et la fréquence de la maladie. Nous avons obtenu un rapport V/M significativement plus élevé que 1 pour 100 % des dates dans le cas des échantillons prélevés à 0,35 m au-dessus de la surface du sol (CAC0,35m) et pour 96 % des dates dans le cas des échantillons prélevés à 1,0 m au-dessus du sol (CAC1,0m). Pour ce qui est de la fréquence de la maladie, l’indice de dispersion D était significativement plus élevé que 1 dans le cas de 79 % des dates d’échantillonnage. Les CAC1,0m et les CAC0,35m suivaient une distribution binomiale négative dans 86 % des ensembles de données, alors que la fréquence de la maladie suivait une distribution bêta-binomiale dans 75 % des ensembles de données. Selon la loi de puissance de Taylor, pour les CAC mesurées aux deux hauteurs, l’hétérogénéité augmentait avec la CAC moyenne, tandis que selon la forme binaire de cette loi l’hétérogénéité n’étant pas dépendante de la moyenne en ce qui a trait à la fréquence de la maladie. En outre, nous avons évalué les données au moyen de la méthode SADIE (Spatial Analysis by Distance Indices), en tenant compte de la position spatiale de chaque point d’échantillonnage : nous avons obtenu de faibles indices d’agrégation pour les CAC et la fréquence de la maladie et une faible association entre la CAC et la fréquence de la maladie. Selon ces analyses, la répartition de l’oïdium du fraisier présentait un faible degré d’agrégation. Nous avons observé un degré d’hétérogénéité plus élevé avec l’inoculum aérien, mais l’hétérogénéité était faible en l’absence de foyers distincts, ce qui donne à penser que les épidémies apparaissent en présence d’inoculum réparti de manière uniforme. De plus, ce faible degré d’hétérogénéité signifie que la concentration moyenne d’inoculum aérien peut être mesurée à un seul point dans un champ, avec une exactitude moyenne d’au moins 0,841. Les résultats de la présente étude pourraient servir à la mise au point d’un plan d’échantillonnage permettant l’amélioration de l’évaluation du risque associé à l’oïdium du fraisier.

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